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15 janvier 2008 : Les réfugiés et les expulsés mauritaniens doivent recevoir le même traitement 15 janvier, 2008

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15 janvier 2008 : Les réfugiés et les expulsés mauritaniens doivent recevoir le même traitement

15 janvier 2008 : Les réfugiés et les expulsés mauritaniens doivent recevoir le même traitement dans Actualités apa_logoLe Bureau de l’Association des Mauritaniens expulsés du Sénégal en 1989 suite au conflit intercommunautaire a exposé lundi au président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi leur vision du traitement du problème posé, a appris APA de bonne source à Nouakchott.

A l’issue de l’entrevue avec le chef de l’Etat, le président de l’Association, M.Ahmed Ould El Hafedh Ould Ebnou a déclaré à la presse avoir réaffirmé au Président la nécessité de traiter les problèmes des Mauritaniens expulsés du Sénégal au même titre que ceux des Mauritaniens réfugiés au Sénégal et au Mali depuis 1989 après les événements douloureux d’alors.
Un incident mineur entre éleveur mauritanien et paysan sénégalais avait dégénéré en 1989 en un conflit entre la Mauritanie et le Sénégal. Dans la foulée des événements, des milliers deux Négros-Mauritaniens étaient reconduits vers l’autre rive, tandis que des ressortissants mauritaniens ont été rapatriés vers leurs pays d’origine.

Après l’élection du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, des mesures concrètes ont été prises pour diligenter le retour des réfugiés mauritaniens dans les pays voisins, le règlement du passif humanitaire et l’incrimination de l’esclavage.
Face à cette situation, les rapatriés du Sénégal se sentent laissés pour compte et un courant dure au sein de la société tend à présenter les deux questions comme étant liées. Cette attitude a été rejetée par le Président qui a reconnu la responsabilité du pays et présenté des excuses officielles le 29 juin 2007 aux victimes des évènements de 1989, 1990 et 1991.
A Nouakchott, on parle de l’arrivée de la première vague des réfugiés le 24 janvier courant et une Agence d’insertion des réfugiés a été créée récemment à Nouakchott.
APA via cridem

Eleveurs et agriculteurs :difficile cohabitation 31 décembre, 2007

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Des vaches s’invitent dans le périmètre

 

de la coopérative des femmes de Garack

La coopérative des femmes de Garack rassemble 450 femmes et dispose de 64 hectares. Elle produit actuellement des pastèques (1 ha), des melons (1 ha), du poivron (1 ha) et du gombo (1 ha). Ces productions sont financées entre autres par le PDIAM et le programme de lutte contre les criquets. La coopérative située au nord du village (un kilomètre environ) n’est pas clôturée. Les femmes assurent à tour de rôle la garde. Un gardien surveille les champs la nuit.

Dans la nuit du mercredi 26 décembre des vaches ont pénétré dans les périmètres et ont commis des dégâts, le gardien a essayé de les attraper mais n’y est pas parvenu. La nuit suivante, une quarantaine de vaches sont venues dans les périmètres. Cette fois ci, le gardien a réussi à alerter les femmes qui sont venues l’aider. Les vaches ont été conduites au village et enfermée dans les locaux de la coopérative.

Les discussions avec le berger et le propriétaire du troupeau n’ont pas abouti. Les femmes estimant les dégâts à 100.000 UM alors que le propriétaire proposait 15.000 UM.

Codou Diagne, la présidente de la coopérative s’est rendue à la brigade de gendarmerie de Rosso pour porter plainte. Après plusieurs va et vient et au moment précis où elle attendait le préfet de Rosso, elle a appris qu’une mission de l’inspection du ministère de l’agriculture et de l’élevage était sur place pour évaluer les dégâts.

Au grand désespoir des femmes de la coopérative, M. Ly Hamet Fodé, chef de la mission a remis à la gendarmerie un rapport qui conclut notamment que ‘l’ampleur des dégâts est insignifiante‘. Le rapport fait état de ‘deux à trois kilos environ de pastèques déjà consommées’ en soulignant que ‘les pastèques ne sont pas mangées par les vaches’. Le rapport parle aussi ‘d’une pépinière …. légèrement piétinée par les vaches’.

Le seul espoir pour les femmes de la coopérative de Garack c’est que le préfet de Rosso aurait demandé de ne pas clore le dossier.

Il faut cependant souligner que les femmes de Garack qui estiment que leurs droits ont été lésés, ne sont pas seules : samedi 29 décembre elles ont reçu une délégation composée de la présidente et de la coordinatrice de AWOMI (African Women Millenium Initiative on Poverty and Human Rights), du coordinateur de l’AMDH (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme) à Rosso, d’un journaliste de L’Observateur (quotidien paraissant à Dakar) et de cinq journalistes mauritaniens dont un de la radio rurale e. Tout ce monde a été invité à visiter les champs pour constater les dégâts commis par le passage des vaches.

Mme Yacine Fall, présidente de AWOMI estime que c’est un cas flagrant de discrimination à l’égard des femmes et de violation de droits de travailleuses qui contribuent pourtant au développement économique de leur pays.

 

Constat de dégâts causés par les vaches dans le périmètre

de la coopérative des femmes de Garack

Suite à la plainte formulée par les femmes de la coopérative de Garack relative à des dégâts causés par des vaches une mission de l’inspection MAE de Rosso présidée par Ly Hamet Fodé s’est rendue sur les lieux pour évaluer les dégâts.

Arrivé sur les lieux, il a été constaté :

- un tas de deux à trois kilos environ de pastèques déjà consommés était mis à l’écart, mais d’apparence ces pastèques ne sont pas mangées par les vaches.

- Une pépinière d’1 m sur 0,5 m d’oignons a été légèrement piétinée par les vaches.

- Aux alentours de la coopérative, il a été remarqué que les pâturages bien appétés par les vaches sont disponibles.

Conclusion : l’ampleur des dégâts est insignifiant

- vu la disponibilité fourragère aux alentours de la coopérative

- vu aussi que les pastèques ne sont pas très appétés quand il y a des pâturages disponibles.

 

Ly Hamet Fodé

 

Snim : ce qu’en pensent certains 13 novembre, 2007

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 La Snim, la plus grande boîte du pays a fait la fierté des mauritaniens. Mais depuis un certain temps, elle est au cœur des préoccupations. La société semble en difficulté. Et plusieurs solutions sont envisagées. Pour savoir ce que les employés de la Snim pensent de leur établissement nous avons rencontré quelques cadres qui ont bien voulu donner leur avis. 

‘On parle tous ces jours de la Snim, de sa privatisation, on remarque des avis divergents qui se sont exprimés mais beaucoup n’ont pas analysé le fond du problème. Le ministre des mines a eu à en parler ; pour certains c’est la gestion de la Snim telle qu’elle se fait qui risque d’amener la société à  l’écroulement.  D’autre part, en visitant la ville de Zouerate, on s’aperçoit que la Snim n’a rien investi dans la cité minière. L’approvisionnement en eau et en électricité est quasi inexistante à  part dans les quartiers de la Snim ;  au plan urbain on ne trouve que des bâtiments construits dans les années 1960 ( MIFERMA) ; le reste ce sont des bidonvilles où vivent dans une précarité des ouvriers de la Snim en majorité. Sur le plan des infrastructures Zouerate n’est reliée au reste du pays par aucune route bitumée.  Il faut 10 à 15 heures de voyage pour aller à  Nouadhibou ou Nouakchott. 

Du coté des infrastructures sanitaires,  la ville manque cruellement de moyens matériels et  humains. Par ailleurs la gestion de la Snim dépend de  responsables qui ont poussé le tribalisme et le régionalisme à un niveau jamais égalé. Le recrutement des cadres se  fait sur ces critères et aucune  compétence n’est exigée ;  il suffit d’être  membre de la tribu d’un haut responsable ou d’avoir une recommandation venant des salons feutrés de Tevrag Zeina , d’un ministre, d’un colonel ou quelque chose de ce genre. 

Certains ‘cadres’ arrivent sans aucune notion de base dans un domaine très technique ; au bout de quelque temps il sont parachutés comme chefs de service, directeur : des promotions qui s’obtiennent sur des bases tribales. Ces dernières années le recrutement de ces cadres appelés ‘cadres Taiwan’ sont devenus pléthoriques. Ils ne servent à rien à la Snim alors que le pays regorge d’hommes et de femmes compétents et bardés de diplômes mais qui chôment parce que les recrutements ne sont pas transparents. Les travailleurs qui constituent la base de la Snim et qui assurent son fonctionnement ne bénéficient pas des avantages de la société contrairement aux ‘cadres Taïwan’. 

L’absence de croissance de la production de la Snim est essentiellement due à l’incompétence d’une pléthore de ‘cadres’. Il ne faut pas chercher ailleurs’. Synthèse : Djigo Aboubakry 

  

Présidence : Les nominations, une affaire de famille ? 24 octobre, 2007

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: Les infos de l'actualité

Présidence : Les nominations, une affaire de famille ?L’un des reproches faits à Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya est d’avoir transformé les affaires de l’Etat et de la Présidence en une gigantesque affaire de famille et de tribu !
L’actuel chef de l’Etat, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, est-il vraiment différent ? A-t-il apporté le changement escompté dans la gestion des affaires de l’Etat ? A-t-il fait prévaloir les compétences, quelles soient proches de lui ou non, sur les considérations familiales, régionales et tribales ?
Népo-tribalisme à la Taya…

L’analyse de certaines nominations et de certains « placements » font craindre que non ! D’aucuns pensent même qu’au rythme où vont les choses, le « président qui rassure » risque de dépasser le score peu enviable de Ould Taya, en étant celui qui a fait le plus de faveurs à ses parents immédiats. Jugez-en vous-mêmes :

La BCM d’abord…

Dès sa prise de fonction, le Président a réinstallé son cousin Cheikh Sid’El Moctar Ould Cheikh Abdallahi dans le poste de Gouverneur adjoint de la BCM. D’aucuns peuvent penser qu’il s’agit là d’une « petite promotion » mais le cousin du Président détiendrait, en fait, des pouvoirs importants du fait qu’il est, en quelque sorte, le mentor politique de la famille Ehel Cheikh Abdallahi, celui sur lequel on avait toujours compté pour avoir des prébendes au sein de l’Etat.
Sans oublier « le Bled »…

A Lemden, tout le monde sait que c’est Sid’El Moctar Ould Cheikh Abdallahi qui se charge des affaires politiques de la Cité.
La SNDE ensuite…

L’on dit également que si Cheikh Abdallahi Ould Houeibib, le directeur de la SNDE a été maintenu à son poste, malgré les déboires de la société et les mois de soif qu’à connus la capitale Nouakchott, c’est également par la volonté du Président. D’autres estiment que Cheikh Sid’El Moctar y est également pour quelque chose, Cheikh Abdallahi Ould Houeibib étant de son bord politique dans la « guerre » qui l’opposait à Aghchorguit à Mohamed Mahmoud Ould Aghrabatt, ancien maire de Nouakchott. Certains pensent même que Cheikh Sid’El Moctar subit les pressions de M’Boîrika, sa belle-mère, et également belle-mère du directeur général de la SNDE pour pousser son cousin de président à maintenir Cheikh Abdallahi Ould Houeibib à la tête de la SNDE.
Le Port autonome de Nouakchott…

Au Port Autonome de Nouakchott, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi ne s’est pas gêné pour placer un cousin proche, en la personne de Ahmedou Ould Hamed, certes brillant cadre qui a eu à occuper de hautes fonctions à la représentation de la Banque Mondiale à Nouakchott mais qui, si son « cousin » n’était pas à la présidence ne serait sans doute pas le meilleur profil pour ce poste. D’ailleurs, son jeune frère, le Docteur Nedhirou Ould Hamed vient d’être promis Conseiller chargé des affaires sociales du PM.
La Présidence, pendant qu’on y est…

A la Présidence, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a aussi trouvé un point de chute pour son demi-frère, Mourtadha Ould Cheikh Abdallahi, hôtellier de formation, qui prend en charge l’hôtel du Palais avec tout ce que cela comporte comme dépenses et profits.
La Protection Civile aussi…

Autre nomination à mettre sur le compte de la parenté du Président, celle de Naji Ould Haîbitty, auxiliaire d’Administration qui devient Directeur adjoint de la Protection civile et qui est le mari de la propre sœur de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi !
L’Education…

Au ministère de l’Education Nationale, Baye Ould El Haj Amar, est propulsé Inspecteur général de l’Education Nationale. Certes, l’homme est l’un des plus anciens dans cette catégorie, et peut-être aussi l’un des plus compétents, mais aurait-il accédé à ce poste et obtenu cette « réparation » si Sidioca n’était pas devenu Président ?
Des nominations à tour de bras… sous le nom d’un loitain aieul pour ne pas attirer l’attention ! Mais, personne n’est dupe…

Parce que tout le monde commence à remarquer le fait insolite des nominations de parents du Président, et plus précisément des « gens de Lemden », la Présidence et ceux qui ont pousssé Sidi à placer d’abord les siens, confirmant ainsi l’adage qui dit « charité bien ordonnée commence par soi-même », auraient trouvé un subterfuge pour tromper la vigilence de ceux qui n’ont comme travail que fouiner dans les affaires de la Présidence : éviter de mettre le patronyme des heureux promus ! Ainsi un autre frère – ou cousin – aurait trouvé un point de chute au PAN sous le nom de Ould El Haj !
Le Premier Ministre prend sa part du gâteau…

Il est clair que le favoritisme a encore de beaux jours devant lui mais le Président de la République doit éviter de succomber à la tentation du « tout pour la famille » et rien pour les autres !
Dans ce cadre, il faut peut-être souligner le clin d’œil fait aux marabouts du Brakna, genre le Ministre Secrétaire Général de la Présidence, au détriment des autres composantes. C’est loin de correspondre à ce que l’on a qualifié, au temps de la campagne, «Le président qui rassure».

PS : Dans la prochaine livraison, nous parlerons des nominations qui n’ont rien à envier à celle du Président, effectuées par le PM au profit de ses parents, amis et cousins.
 

Note: Info source : Houmoum Ennass (Mauritanie)

L’état aux abonnés absents

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Certaines pratiques que l’on croyait révolues ou du moins amoindries périclitent et ont encore des beaux jours devant eux. Le poids de la tribu pèse encore de tout son poids même dans les plus hautes sphères de l’état. Ainsi certains comportements font fi de toutes les lois et normes et défient même l’autorité de l’état.

Dans le courant du mois de septembre, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances fait un réaménagement restreint qui voit le trésorier régional de Rosso, Daha Mamadou Sy, muté à Kaédi et remplacé par Cheikh Mohamed Lemine Ould Ely précédemment comptable au centre national des ressources en eau(CNRE), alors que le trésorier régional de Kaédi, Mohamed Ould Djahloul hérite  du poste de comptable au consulat de la Mauritanie a Las Palmas.

Cette note de service était datée du 05/09/07 et le 12/09/07 le trésorier régional de Rosso passe service à son successeur sous la supervision d’une mission du trésor et de la comptabilité publique. Et c’est là où les choses se gâtent car le trésorier de Kaédi pas content du poste qui lui est échu fait la sourde oreille et ne bouge pas  créant ainsi une situation de blocage dont semble s’accommoder son ministère de tutelle.

A l’heure où les maîtres mots des pouvoirs publics sont la bonne gouvernance et l’état de droit ces comportements sont incompatibles avec ce credo. Quand pourrait on voir un état fort débarrassé de la glu des maux en « ISME» ?

Amadou Ndiaye

amadoundiaye2@yahoo.fr

Jeter les passerelles d’un dialogue réel 15 octobre, 2007

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L’unité nationale, cuite à toutes les sauces est l’écueil sur lequel risque de buter toute entreprise d’envergure nationale. Mise a rude épreuve ces dernières décennies, aujourd’hui on essaie de la remettre sur les rails vaille que vaille. Ce chantier, digne de celui de Sisyphe, est le défi majeur des pouvoirs publics actuels, car la fracture est si profonde que recoller les morceaux n’est pas évident.

Par ailleurs par sa  perniciosité le système « Taya » a installé un mur de silence entre les communautés qui ne communiquaient plus et s’observaient en chien de faïence prêtes à s’entredévorer.

Malheureusement toutes les entreprises pour restaurer l’unité nationale  ont ignoré ce facteur qui est a la base de toutes les incompréhensions. Aujourd’hui il faut jeter les passerelles d’un réel dialogue pour lever les équivoques et rapprocher les esprits. Ce déficit de communication est le  tremplin des extrémistes des deux bords pour entretenir l’amalgame et la peur.

A titre d’exemple la mobilisation pour notre compatriote Ould Taleb  lors de la compétition « l’émir des poètes » est passée inaperçue chez une large partie de la frange Negro africaine.

Ou encore lors de la cérémonie organisée en leur honneur par l’association mauritanienne de la critique littéraire aucune figure de proue de la communauté Negro n’était associée.

Il est vrai qu’une mentalité ne se change pas en un coup de baguette magique mais il nous revient à nous qui avons la chance d’être a cheval sur les deux communautés d’être les pionniers de ce dialogue qui doit impliquer  notre intelligentsia  nos érudits pour qu’enfin le petit « Beïdane » ne verra plus en le Kowri l’anthropophage( Sellaal) qu’on lui a toujours décrit, et que le petit « Kowri » à son tour ne verra pas en le maure le voleur d’enfants dont le spectre a toujours  restreint son aire de jeu.

Somme toute apprenons à nos enfants à vivre dans la fraternité et l’amour seules garanties d’une Mauritanie réconciliée.

Amadou Ndiaye

De A à Z 15 septembre, 2007

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S comme Sensible.
Il y a des sujets sensibles. La semaine dernière notre chronique a abordé quatre questions, entre autres, l’enseignement des matières scientifiques  en Français et celui des matières littéraires  Arabe, l’enseignement des langues nationales. Ce sujet justement est un sujet sensible auquel quelques compatriotes ont réagi, parfois avec passion. Il est vrai que dans la chronique il y avait un mot au moins qui choquait: ‘extrémiste’. Honnêtement je reconnais que le terme peut être choquant même si en l’employant je n’avais aucune intention de blesser qui que ce soit. ‘Errare humanum est’ dit l’adage latin. Je retire donc ce terme ‘extrémiste’ et je fais ici mon ‘mea culpa’. Ceci dit l’idée que je défendais est qu’il est nécessaire d’enseigner les langues nationales comme langues afin que les élèves au terme de leur cursus, soient capables de produire toutes leurs connaissances dans leur propre langue. Ceci permettrait non seulement de préserver notre culture mais encore d’intégrer efficacement les connaissances scientifiques d’om qu’elles viennent.
S comme Séminaire.

Le dernier séminaire organisé par le MEN a été littéralement boycotté par les professeurs. Motif: aucun perdiem n’était prévu. A Rosso sur plus de cinquante professeurs concernés, il n’y a eu que six présents. A Nouakchott, les professeurs sont venus malgré eux de crainte d’être mutés ailleurs. Dans les autres régions le boycott est général sauf parait-il à Aïoun. Les nouvelles autorités ont apparemment décidé que pour les séminaires qui contribuent au renforcement des capacités il n’y a plus de rémunération. C’est logique mais les professeurs n’ont pas voulu comprendre cela comme ça d’autant plus que les participants aux derniers séminaires sur le même sujet ont été payés.
S comme Salaires. Les salaires n’ont pas bougé depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Cela a été rappelé au ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’emploi lors de la commémoration du quarantième anniversaire de la fonction publique. Pourtant les prix eux ne cessent de flamber surtout avec le Ramadan. Quand aurons nous un état fort qui puisse contrôler nos commerçants et les rappeler à l’ordre?

Djigo Aboubakry  (source la Tribune, n° 366 du 11 septembre 2007)
aboubakry_d@yahoo.fr

De A à Z

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Q comme Questions. R Comme Réponses.
1) Pourquoi enseigne-t-on les matières  scientifiques en français et les matières littéraires en arabe ?
Certains penseront que c’est parce que ‘la raison est française et l’émotion arabe’ pour paraphraser l’un des chantres de la Négritude. Ce ne serait pas logique car cela signifierait que toutes les générations de mauritaniens arabisants (du Zemmour au Brakna et du Trarza au Tagant) formées en arabe dans les séries scientifiques ont eu une formation au rabais. En outre on ne peut pas dire que la langue des inventeurs de l’algèbre n’est pas apte à véhiculer des concepts scientifiques. Cette dichotomie est inacceptable et insensée.
2) Pourquoi n’enseigne-t-on pas les langues nationales dans nos écoles ?
Parce que personne n’a compris le bénéfice qu’on peut en tirer. Les ‘extrémistes’ négro-africains avaient obtenu il y a quelques années l’enseignement de ces langues à l’école fondamentale. Il y avait comme une course contre la montre. Chaque année on se précipitait pour produire des manuels pour l’année à venir. Les ‘cobayes’ ont fini, après un cursus de sept ans avec le Pulaar, le Wolof ou le Sooninke comme langue d’apprentissage, par intégrer la filière Arabe pour la plupart ou Bilingue pour certains. Or c’était une erreur monumentale que de croire que le Pulaar, le Wolof et le Sooninke pouvaient concurrencer l’Arabe, langue écrite depuis plus de mille ans. Dans un premier temps, il fallait enseigner nos langues nationales seulement comme langues et non comme véhicule de toutes les connaissances. Cela aurait permis au apprenants d’apprendre plus vite le français comme les langues utilisent les caractères latins. Ensuite il y avait la possibilité d’enseigner à chaque mauritanien une langue nationale différente de sa langue maternelle, ce qui serait un pas considérable vers la cohésion nationale. L’élève qui aura terminé son cycle secondaire et supérieur serait suffisamment outillé dans sa langue pour conceptualiser et transmettre les théories les plus abstraites…
3) Pourquoi les taux de réussite sont très bas au baccalauréat et très élevés au brevet ?
Parce que l’examen et la correction du baccalauréat se passent dans des conditions plus strictes que pour le brevet. Dans beaucoup de centres du pays pour le brevet, ce sont les surveillants qui écrivent les corrigés au tableau et les candidats n’ont qu’à recopier et rendre les copies. En plus il arrivait souvent que plusieurs personnes viennent successivement passer les épreuves pour un candidat absent. Il suffit de consulter les archives pour se rendre compte que des milliers de copies sont identiques, tous les candidats ayant puisé à la même source.
4) Pourquoi tous les élèves mauritaniens ne sont pas bilingues ?
Parce qu’il y a un phénomène de rejet. Les Noirs rejettent l’Arabe parce qu’ils ont le sentiment que cette langue leur est imposée comme une entrave à toute promotion. Les Arabes rejettent le Français parce que c’est la langue du colonisateur. Alors que nos élèves s’inscrivaient au département d’Anglais après seulement trois ans d’anglais au lycée à partir de la seconde, nos ‘bilingues’ après treize d’apprentissage de l’Arabe ne peuvent pas produire une phrase en Arabe et nos ‘arabisants’  après douze ans d’apprentissage du Français n’arrivent pas à faire une phrase correcte en Français. Il faut donc revoir ce système et le corriger. Ce n’est pas seulement une question de programmes. C’est tout un environnement qu’il faut assainir…

Djigo Aboubakry
aboubakry_d@yahoo.fr

Commune de Rosso: un effort perceptible 12 septembre, 2007

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dscn1061.jpg dscn1171.jpg La commune de Rosso nouveau look à l’oeuvre. Même la nuit les camionnettes chargées de la collecte des ordures sont en activité. La boutade à Rosso c’est qu’aux prochaines élections seuls les balayeurs ne voteront pas pour le Pr. Fassa. Le nouveau maire n’hésite pas à aller sur le terrain superviser les travaux. La ville bâtie sur un sol argileux et proche du fleuve connait des difficultés pour l’évacuation des eaux mais les efforts du maire sont perceptibles et on espère que d’ici peu des solutions définitives seront trouvées. Le canal est déjà couvert en partie et les riverains ne se plaignent plus des détritus qui y flottaient naguère.

Du courage M. le maire et n’oubliez pas qu’il n’est pas besoin d’espèrer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

Keur Massene : Conflit entre deux familles voisines, les réactions des uns et des autres et les différentes versions. 7 septembre, 2007

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                               Version Ehl Teindy 

Hadou Bah O Med Vall  résponsable de la famille Ehl Teindy nous présente: l’attribution de concession rurale provisoire d’une superficie de 1,5ha dont les 150m de long longe le goudron qui date du 24 - 04 –2000, une autre attribution portant le numéro 517/007 en date du 15-05-2007 dont 100m longe le goudron et 150m de large et nous confie que le wali du TRARZA a adressé la lettre numéro 889 du 12-07-2007 au hakem de keur massene lui demandant l’annulation des deux attributions. 

Après avoir commenté les documents Hadou Bah raconte que sa  a été réveillée par des piquets brûlés, notre bétail détaché très tôt le matin du mardi 25 juillet, Abdallahi s’est rendu chez nos voisins pour se renseigner sur leur attitude, Ghotob o Baggar lui dit: « c’est moi qui ai fait cela et je t’em… ». Abdallahi se retourne pour s’en aller tout à coup il reçoit un coup de bâton entre les épaules, d’autres coups de gourdins, de couteaux et de coupe-coupe s’en suivent, ses sœurs qui sont venues le protéger ont subi le même sort et même pire car l’une d’elle (Aminettou mint Med Vall) est  blessée au nez et à la tête au point qu’elle fut évacuée d’urgence à Nouakchott pour y suivre des soins intensifs sans oublier son neveu qui est blessé à l’oreille par un couteau, ajoute t-il. 

 

Après avoir recueillis la version Ehl Teindy, nous avons demandé les gendarmes dont un poste est désormais installé entre les deux familles sous le hangar qu’habitait Tchache, des informations mais après avoir contactés leur chef se sont contentés de nous indiquer le lieu de la bagarre et pas plus. 

 

                         Version Ehl Mbareck 

Kenny cousine de Ehl Mbareck : « Ces deux familles cohabitent depuis de longues années dans ce pk 29 de Rosso, des malentendus les opposent, des tentatives de réconciliations ont été essayées par des notables du département en vain.. A la suite de ces mésententes, le hakem a fait comprendre aux familles belligérantes que les terres en litiges sont désormais confisquées par l’Etat jusqu’à nouvel ordre. Bien avant ce malheureux jour nous avons contacté Birame ould Abeid en temps qu’activiste des droits de l’homme car Ehl Teindy nous ont traité d’esclaves. Ce dernier a rencontré le maire de Mbalal Bedah ould Abd Noune qui a été neutre, très conciliant et responsable, mais au dernier moment une solution n’a pu être trouvée. Dans le souci de ramener la paix le maire a retiré à ses frais Tchache qui se trouvait dans la partie litigieuse. Mais ce qui a fait volé en éclat la paix fragile c’est que la famille Teyndy a occupé par des piquets l’espace qu’occupait Tchache et que nous revendiquons comme étant partie intégrante de notre espace, transgressant ainsi la consigne du hakem et nous provoquant. Nous avons réagi en enlevant les piquets.  Le mardi matin vers 7 h00, Abdallahi s’est présenté chez nous pour tenir des propos désobligeants, Ghotob est sorti le voir afin de le calmer, il l’a bousculé et Ghotob est tombé. Et tout à coup, toutes les femmes qui étaient à la maison de Ehl Teindy sont venues en courant avec des bâtons, alors mes cousines à leur tour sont sorties avec ce qu’elles ont pu ramasser comme objets, sans toute fois qu’il y ait des couteaux comme le disent nos adversaires, et arrive ce qui est arrivéEn contre réaction les Ehl Teindy ont attaqué chez  nous. Alors, nous avons réagi en légitime défense. Aujourd’hui, Toutou, Zeinabou (femme allaitante), Fatimettou, Marième, Ghotob et le fils de Zeinabou sont tous détenus à la brigade de Keur Massène. Malheureusement, chez nos voisins, il y a eu des blessés. 

Moyouha mint Hemeth, mère de Ehl Mbareck : « Après ma prière matinale, j’étais couchée avec des maux de tête tout à coup quelqu’un me dit une bagarre. Je me suis levée avec difficulté sans avoir entendu le moindre bruit pour me diriger vers le lieu de la bagarre qui a lieu entre la douche et la cantine de ma fille. A ma grande surprise, je trouve sur place des gourdins, des traces de sangs sur le sable. Pour me faire comprendre on me dit que mon beau fils Ghotob se bagarrait avec Abdallahi , les sœurs de ce dernier sont venues à la rescousse et c’est ainsi que mes filles sont intervenues en catastrophe pour commettre ce qui est arrivé. J’ai donc demandé à mes filles de rester sur place jusqu’à l’arrivée de la gendarmerie, voilà tout ce que je sais et je vous dit tout de suite que si j’étais présente cela ne ce serait pas produit. Aujourd’hui, Toutou, Zeinabou (femme allaitante), Fatimettou, Marième, Ghotob et le fils de Zeinabou sont tous détenus à la brigade de Keur Massène. Malheureusement, chez nos voisins, il y a eu des blessés que je n’ai pas eu l’occasion de voir mais il semble que l’une des femmes a une blessure sérieuse. 

 

                          Quelques témoignages de voisins : 

Une dame qui a demandé l’anonymat: je sais que Ehl Mbareck sont sans histoire mais ils ont été provoqués jusqu’au bout et là cela a débordé. D’ailleurs à dire vrai, le véritable mobile de cette bagarre n’est pas la terre, c’est plutôt un problème de jalousie : Mnat Mbareck o Bidjel sont belles et attirent des hommes de « hautes classes » et cela ne plait pas à Mnat Teindy qui se vantent d’avoir un enfant dont la tante paternelle est l’épouse du premier ministre. Il y a aussi un officier de gendarmerie qui vient régulièrement chez Ehl Teindy qui n’est pas étranger à cette histoire. 

 

       Un autre témoignage d’un autre anonyme : « je n’ai pas dormi la veille de la bagarre dans la localité, mais il semble que Ehl Teindy ont acheté avec Tchache son terrain qui fait partie de la zone en litige uniquement pour avoir un conflit ouvert avec Ehl Mbareck.  Peut être que Ehl Teindy sont propriètaires de la zone litigieuse mais là où a eu lieu la bagarre c’est pour Ehl Mbareck. Et de plus Ehl Teindy ne cessent de traiter Ehl Mbareck d’esclaves. Des mots qui blessent ne passent pas toujours sous silence. 

 

A noter que ce problème a été saisi au rebond par plusieurs notables et hommes politiques entre autres le président de l’assemblée nationale Messaoud ould Boulkheir, Boidiel ould Houmeid, Hamid ould Hmoid chef général des « tachidbit », Med ould Boilil député du département de Keur Massene, Kenny Camara, Brahim Vall ould Am, et bien d’autres personnalités tous cherchent à trouver une solution à l’amiable entre les deux familles. Mais même si aujourd’hui une solution est trouvée, ces deux familles peuvent elles cohabiter à l’avenir ? 

 

 

                   JIDDOU HAMOUD DERDECHE 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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