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Tidjikja à l’heure du festival des dattes 18 juillet, 2011

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Une soirée culturelle a été organisée le 15 juillet  devant les locaux de la Commune de Tidjikja. La soirée a commencé par la récitation de la Fatiha par l’assistance à la mémoire la diva Dimi Mint Abba, disparue en juin dernier. Après cet hommage à la fille du terroir Ould Biha,  maire de Tdjikja prononcera un discours de bienvenue avant de passer la parole à Mme Cissé Mint Boïdiye, ministre de la culture, de la jeunesse et des sports qui procède à l’ouverture officielle du Festival des Dattes de Tidjikja (2ème édition). Les artistes entreront en scène. Seddoum Ould Eyda et les Mnaat Seymali (Siktou et Zahra) ont interprété le ‘néchid’ du festival  avant de laisser la place à Jeich ould Badou qui a électrisé la foule avec sa guitare. Puis ce fut le tour de Veyrouz Mint Seymali qui a merveilleusement interprété ‘Richetoul Veni Véni’  la chanson fétiche de Dimi Mint Abba. Une troupe locale prendra la relève pour continuer l’animation.

Dans l’après midi, la nouvelle maison des jeunes a été inaugurée par Mme Cissé Mint Boïdiye en présence notamment des ministres de l’habitat et du développement rural, de la représentante de l’Unicef, du Wali du Tagant, du hakem de Tidjikja du maire de Tidjikja Mohamed Ould Biha et de nombreuses personnalités.

Le matin après une visite guidée d’El Ghadima (Ksar ancien) puis une visite guidée de l’exposition des manuscrits à la Commune (ancien siège du commandement  puis bureau du commandant de cercle).

Le lendemain, le festival a commencé avec la visite de la foire des dattes et de l’exposition des sous-produits du palmier.  Par la suite, un atelier sur le développement local s’est tenu à la Commune. L’après midi a été consacrée à la visite de l’oued Baghdada. La soirée culturelle prévue a été annulée pour cause de pluie.

Le troisième jour, les festivaliers se sont rendus dans la première école de la ville, l’une des plus vieilles du pays,  l’Ecole 1 fondée en 1919.  Après l’Ecole 1, c’est le fort colonial qui a été visitée.

Djigo Aboubakry

 

FESTIVAL DES DATTES DE TIDJIKJA

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Le festival des dattes de Tidjikja est un rendez-vous annuel dédié au palmier dattier, à ses produits et au patrimoine oasien. Il a pour objectif  la valorisation du patrimoine culturel oasien, la préservation et la promotion des espèces locales, la création d’un

 

cadre d’échanges sur le palmier dattier, le développement et la recherche en phoeniciculture, l’encouragement de l’esprit d’initiative chez les oasiens, la promotion du tourisme oasien et le retour de la Guetna de jadis. Le festival est organisé à Tidjikja, ville fondée en 1660 durant la saison de la cueillette des dattes (Guetna).

Au programme de l’édition  de cette année (la 2ème édition) des visites guidées d’El Ghadima, de la foire des dattes et de l’exposition des sous-produits du palmier, de l’oued Baghdada, de l’Ecole 1 fondée en 1919,  inauguration de la maison des jeunes, lancement des travaux de la route de l’oued, un atelier sur le développement local, un exposé débat sur la restauration et la sauvegarde d’El Ghadima, un exposé sur la problématique du forage de puits dans l’oued, des soirées folkloriques, une caravane médicale, une campagne de dépistage du diabète et une colonie de vacances.

Plusieurs délégations ont été invitées : Rosso, Zouérate, Akjoujt, Kaédi, Boghé, Bababé.

Les délégations ont été installées dans différents quartiers de la ville : Médina, Mellah, Ga’da…

Djigo Aboubakry

 

 

Commrcialisation du riz: lancement de l’opération 22 février, 2009

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Le Complexe agricole de Mauritanie Commercialisation du riz : l’opération est lancée

Accueillis au Pk 7 à la hauteur de la centrale électrique par le wali et les autorités chargés de la sécurité,  les deux ministres se sont rendus à la wilaya avant de procéder à la cérémonie officielle de lancement de l’opération de commercialisation dans la salle de réunion de la commune. Après l’allocution de Mme Messouda  Mint Baham minstre de l’agriculture et de l’élevage, ce fut le tour du ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme, M. Bamba Dramane d’expliquer l’objectif de la mission. La cérémonie s’achèvera par la signature de contrats entre  le représentant de la Sonimex et les usiniers. Après cette cérémonie la mission s’est rendue à la délégation régionale de l’agriculture et de l’élevage avant d’entamer la visite des usines de décorticage.

Ce fut d’abord le CAM (Complexe agricole de Mauritanie de Ould Lelle  puis l’usine sise près du petit marché et celle de Ould Berrou. La délégation s’est rendue ensuite à Mpourié pour visiter la SPSIA et au kilomètre 7 où se trouve l’usine de Barikala, Agrim SA

Agriculture et commerce : Mission conjointe

La ministre de l’agriculture n’a pas voulu marcher sur les platebandes de son homologue du commerce. ‘Il s’agit de commercialisation et c’est le ministre du commerce qui dirige la mission. Pour ma part je m’occupe de la production. Et nous estimons la production à quelque 60 000 tonnes. Si les producteurs prennent une partie pour les semences et pour leurs besoins personnels on put s’attendre à 20 000 t pour la commercialisation.’ Dira-t-elle.

Quant au ministre du  commerce de l’artisanat c’est  une mission d’accompagnement des producteurs nationaux pour la saison 2008/2009. Une  saison qui avait démarré à une période où  les  prix étaient élevés ;  il fallait donc nécessairement accompagner  les producteurs pour leur éviter des pertes sèches. Pour cette raison l’état a décidé avec la Sonimex de mettre en place un mécanisme  pour assurer la commercialisation de la production de riz. Les producteurs vendront aux usiniers et la Sonimex achètera avec ceux-ci le produit fini c’est-à-dire le riz blanc. La délégation est venue  pour  mettre ce mécanisme en place. Le ministre a reconnu qu’il pouvait y  avoir des cas de vente de paddy à des hommes d’affaires pour contourner le mécanisme mis en place et contourner du même coup le Crédit agricole,   mais qu’en l’absence de statistiques il  ne pouvait pas s’aventurer dans ce domaine. Il a ajouté que des missions ont été envoyées pour cerner la production et que des estimations fiables ont été faites pour servir de base à l’opération avant d’affirmer que la quasi-totalité de la production nationale sera entre les mains des usiniers. Environ 25000 Tonnes. Il s’est félicité de l’existence de cinq unités de productions très modernes qui répondent aux critères techniques et a estimé que les  résultats seront bons.

Une procédure fiable

Selon le délégué régional de l’agriculture, M. Sy Baba, l’état a pris les dispositions nécessaires  pour subventionner la production  de paddy. . La superficie emblavée est de 12000 ha avec un rendement estimé à 4 t/ha. Un logiciel a été mis sur place pour permettre d’évaluer la production de chaque agriculteur. Cela permet d’éviter de commercialiser du riz étranger. En effet si la production  déclarée est inférieure à ce qu’il y a sur les fichiers une attestation est remise au producteur qui peut commercialiser son produit. Mais si la production est supérieure l’attestation ne sera délivrée que pour la quantité attendue. Tout ce travail est supervisé par une commission régionale qui comprend notamment le délégué régional et le bureau des affaires foncières. Pour le moment la priorité est donnée aux producteurs qui ont pris des crédits auprès des institutions bancaires.

Les usines de décorticage

Le Complexe Agricole de Rosso (CAM) est l’une des usines de décorticage installées dans la capitale du Trarza, première région agricole du pays. L’usine située au nord est de la ville emploie une trentaine de personnes dont dix permanents. Avec une capacité de 20 tonnes par heure, l’usine a acheté dans le cadre de l’opération de commercialisation initiée par l’état, 5000 Tonnes de paddy qu’elle va usiner dans les délais imposés par la Sonimex. Trois semaines après le début e la production, l’établissement a déjà, selon Baba Ould Ahmed Ould Lellah,  un stock de  220 tonnes de riz blanc. 130 tonnes de riz brisé et 90 tonnes de riz entier. Cette production représente environ  400 tonnes de paddy. Selon le pourcentage obtenus à l’issu des tests en laboratoire le paddy est acheté au producteur à 90 ou 100 UM.

L’usine de conception allemande est équipée de machines très performante qui procèdent au décorticage proprement dit avant de passer par la table asymétrique qui fait le tri. Le riz passe après par des blanchisseuses avant un dernier tri qui sépare le riz brisé du riz entier. Au cours du processus des aliments de bétail sont produits comme le son.

La SPSIA située à l’ouest de Rosso à proximité des locaux de la ferme de Mpourié est une unité qui fonctionne depuis plusieurs années.  D’une capacité de production de 2000 tonnes par mois, l’usine, selon son gérant  Sid’ Ahmed Ould Mohamed a reçu cette année 14000 t de paddy dont elle a déjà décortiqué 1200 tonnes. L’essentiel du paddy acheté par la spsia est de bonne qualité (plus de 6O %). La SPSIA achète du paddy pour vendre le produit fini mais fait aussi des prestations de service au profit de producteurs qui veulent décortiquer leur produit brut.

Comme les autres unités de décorticage la SPSIA  a signé u contrat avec la Sonimex. Contrat au terme duquel  la Sonimex  rachètera le produit fin à 187 UM Le kg.

 Selon le responsable de a société Agrim SA, l’état a participé en  encourageant les producteurs. L’état propose en effet des prix très intéressants. La société Agrim SA qui n’a démarré qu’en  janvier a une capacité de production de 8 tonnes à l’heure. Elle a déjà décortiqué 2200 à 2300 tonnes de paddy sur les 4500 achetés aux producteurs. Avec le prix de vente du produit fini,  le gérant, Mohamed  Ould Barikallah  pense que l’usine s’en sortira.  En effet, comme les autres unités,  Agrim SA a été sollicité par la Sonimex  à laquelle elle  revendra  le riz blanc à 187 Um le kilo. Rappelons que le paddy est acheté  aux producteurs à 90 ou 100 ouguiyas selon le pourcentage.

(source: La Tribune)

Rosso ville oubliée ou quand l’administration est en panne 26 juillet, 2007

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Capitale régionale au passé colonial riche, Ross o sombre de plus en plus dans la profonde léthargie qui caractérise la plupart des villes de l’intérieur. Le service public est pratiquement inexistant et chaque jour que Dieu fait la ville se dégrade un peu plus dans l’indifférence des autorités et des habitants. Seul le débarcadère, lieu de tous les trafics grouille d’activité.
Comme la plupart des capitales régionales, Rosso s’illustre par une léthargie profonde tout au moins au niveau des services publics. De manière générale les services régionaux fonctionnent au ralenti ce qui compromet gravement tout développement économique harmonieux du pays. Des centaines de fonctionnaires de l’Etat  qui devaient constituer le fer de lance d’une société en perpétuelle mutation, s’installant dans une routine abrutissante sombrent lentement mais sûrement dans le désoeuvrement total et deviennent- par le fait du système- plus une charge pour l’Etat et les contribuables qu’un relais et une élite apte à accompagner la promotion sociale.    

Par D. Aboubakry

Une puissante d’inertie pèse sur ceux qui devaient constituer la force vive de la Nation et pratiquement toute l’administration est grippée.  La plupart des responsables préférant à défaut de résider à Nouakchott où “tout ce passe” s’y rendre le plus souvent possible laissant leur poste vacant avec les conséquences qui en découlent.

Locaux inadéquats.
A l’image de l’inspection régionale du travail, les locaux ne constituent pas toujours un cadre idéal pour le travail. L’inspection régionale est abritée dans la vieille bâtisse de la préfecture où elle occupe une pièce étroite à l’étage au bout de l’aile sud. Une sombre pièce flanquée d’un débarras qui sert parfois de salon pour le thé. Le bureau est équipé d’un mobilier digne d’un musée : une vielle table en fer, une vielle chaise et une armoire métallique rouillée qui se ferme à l’aide d’une chaîne non moins rouillée et d’un cadenas à quatre sous acheté dans quelque boutique. C’est dans cette armoire des temps anciens que sont rangés les rares dossiers dans des caisses en carton ramassés quelque part. Même pas une vieille machine à écrire. Pour les correspondances, l’inspecteur doit s’adresser à un secrétariat public ou voir un établissement plus nanti…Un dénuement complet qui a été constaté il n’y pas si longtemps par la ministre de la fonction publique du travail et de l’emploi lors d’une visite à Rosso. Une visite qui a été l’occasion de promesses (bien entendu) pour la forme… Le personnel se réduit à un inspecteur secondé par un agent…Un personnel peu motivé dont il ne faut pas espérer qu’il fasse des miracles à partir de rien…
La caisse nationale de sécurité sociale qui dépend également du ministère de la fonction publique est installée presque en face de la préfecture dans un local conventionné. Un local qui pour être loué à cinquante mille ouguiya  n’en est pas pour autant fonctionnel. Du reste une partie du bâtiment qui comprenait la loge du gardien et le service des archives est hors d’usage avec un plafond effondré dans une pièce et qui va l’être incessamment dans les deux autres. Le bâtiment principal en bon état abrite les employés de la boîte. Des employés qui utilisent encore le mobilier venu de Nouakchott au moment de la création de l’agence de Rosso : de vieux bureaux et des armoires métalliques usées par le temps et une vieille machine à écrire Olivetti avec un ruban sans couleurs….
Le service de l’hydraulique situé à l’est de la SNDE, ancienne SONELEC ressemble plus à un endroit abandonné qu’à un bureau. Nombreux sont les Rossossois qui passent chaque jour devant cette bâtisse coloniale délabrée en permanence squattée par des animaux en divagation, sans savoir que le service de l’hydraulique comme en témoigne sur la grille, une inscription presque effacée par le temps fonctionne encore… en théorie. En théorie seulement car le chef de service complètement désoeuvré est souvent introuvable.

Désoeuvrement
L’inspection régionale de la jeunesse n’est pas mieux lotie. L’inspecteur n’ayant plus de bureau s’est installé depuis quelques années dans les locaux de la vieille Maison des jeunes. Une maison  presque en ruine malgré le coup de peinture – le premier depuis vingt ans – donné cette année et selon certains, sur l’insistance du wali. La Maison des jeunes qui date des années 60 offre l’exemple le plus concret du désoeuvrement : le personnel qui la fréquente, pour ne pas dire qui y travaille, comprend outre l’inspecteur régional, un commissaire de la jeunesse (adjoint du directeur de la Maison des jeunes – inconnu à Rosso), un agent, une secrétaire et d’un ancien gardien retraité qui sert de planton. L’activité principale de ce personnel consiste à venir prendre place dans la salle de spectacle ou dans la cour sous les arbres selon le temps qu’il fait, et à causer de tout et de rien jusqu’à l’ennui autour d’un thé – s’il y en a – pour « tuer le temps ». Faute de machine et de travail à accomplir, la secrétaire apporte dans une glacière des rafraîchissements qui font le bonheur des petits écoliers des établissements Mairie A et Mairie B, qui se trouvent en face. De temps en temps, une connaissance qui passe s’arrête pour faire un brin de causette avec le groupe…
Le service traditionnellement chargé du contrôle des prix et qui s’occupe aujourd’hui de la qualité des produits et de l’approvisionnement est littéralement inexistant. Outre l’inspecteur, il y a un agent sur place. Un deuxième agent est certes dans le Trarza  mais il s’est installé à … Boutilimit où il gère en toute quiétude son restaurant.. En théorie et chaque semaine, l’inspecteur et son agent établissent la mercuriale (liste des prix moyens des denrées sur le marché) qu’ils communiquent au préfet mais faute de moyens, aucune copie n’est conservée au service et du reste personne n’a remplacé la secrétaire décédée il y a quelques années… Quant à la recherche des denrées périmées, de leur destruction et des sanctions éventuelles contre les responsables, l’inspection n’a pas les moyens de s’en acquitter, le commissaire ayant semble-t-il décidé de retirer le policier qui avait été affecté auprès d’elle pour l’assister dans sa mission de contrôle…

Vétusté
La station de météo située à N’Diourbel, le quartier Est de Rosso est logée à la même enseigne. Le service qui date des années cinquante fonctionne toujours avec le même matériel. L’actuel chef de station confie que la vieille chaise et la vieille table qui constituent l’essentiel du mobilier de son bureau, il les y a trouvées il y a 25 ans. Les instruments de mesure ne marchent plus convenablement. Les thermomètres, les baromètres, les thermographes, les barographes, les instruments de mesure de l’humidité ne sont plus fiables. Il faut parfois les secouer pour en tirer quelque chose… “Tout est approximatif, on se débrouille comme on peut. On fait de l’extrapolation en fait”. . . La girouette et l’anémomètre ne fonctionnent plus et le mât est tombé. L’évaporation n’est plus mesurée car non seulement la cour n’est pas clôturée pour protéger la cuve contre les animaux en divagation mais il y a un dispositif qui lui manque. La SAM (Société des Aéroports de Mauritanie) dont relève la station ne semble pas se préoccuper des conditions météorologiques. La station n’a plus d’équipement radio et les relevés parviennent à Nouakchott depuis belle lurette par l’intermédiaire de la brigade de gendarmerie.
La délégation régionale du développement rural n’échappe pas à la règle. Le bâtiment est encore neuf, mais hormis les deux projets qu’il abrite, en l’occurrence le PADEL (Projet de Gestion des Parcours d’Elevage) et le PDRC (Programme de Développement Rural Communautaire) on ne peut pas dire qu’on y abat un travail considérable. Le délégué qui un moment était cumulativement directeur du CNRADA basé à Kaédi, n’ayant pas le don d’ubiquité ne passait à Rosso qu’en de rares occasions comme l’ouverture d’un séminaire ou alors,  comme disent les employés “quand le budget” est là.  A la délégation seuls le gardien qui a toujours un chapelet à la main et le planton sont  rarement désoeuvrés : à longueur de journée ils s’occupent à faire un thé commandé pour quelques visiteurs ou à entretenir un jardin potager. A coté de la délégation, comme des lézards qui se chauffent au soleil, de nombreux engins et autres véhicules mis sur cale pourrissent avec les ans. Certains de ces véhicules n’ont presque jamais fonctionné, les pièces essentielles ont pourtant fini par disparaître dans l’impunité totale de ceux qui avaient à les gérer.… 
A Pourié l’ancien périmètre chinois comme à la Sonader, les choses ne vont guère mieux. Deux ou trois personnes reconnues pour leur régularité au travail sont toujours présentes, hivernage comme saison sèche, mais  n’ayant aucune responsabilité particulière elles continuent à être sous employées voire marginalisées par des directeurs absentéistes….
Depuis la secousse du 03 août, le receveur de la Poste, naguère connu pour son absentéisme notoire, fait de timides apparitions et tient compagnie à son brave agent. Pour autant le bureau régional de Mauripost ne draine pas beaucoup de monde et  ne brille pas par son dynamisme.
L’Inspection départementale de l’enseignement n’est pas différente des autres services publics de la ville. Abritée dans une partie de ce qui fut dans les années cinquante le logement du directeur de l’école primaire publique de Rosso  elle compte une demi douzaine d’inspecteurs et quelques instituteurs détachés là par hasard, un personnel très à l’étroit dans l’unique pièce équipée seulement de trois bureaux, d’une sorte d’armoire et d’une moquette.
La toute nouvelle Maison du livre inaugurée il y a moins d’une année, n’accueille guère que quelques lecteurs par jour ce qui ne donne pas beaucoup de travail à son personnel au statut ambigu.
Quand à la Commune elle mériterait d’être dissoute pour inutilité publique. Il faudrait peut-être en plus plonger un symbole du conseil municipal (une borne ou une plaque) pendant 19 ans au moins dans les eaux sales du canal pour sanctionner les 19 ans d’inertie de l’ancienne équipe dirigeante. (Les choses ont heureusement changé depuis l’élection d’un nouveau maire).
La préfecture délabrée et la wilaya  n’échappent pas au climat de morosité générale. La préfecture avec son toit en tuile et son plafonnage en ruine a besoin d’un véritable lifting. Pour cela il faudrait des initiatives qu’on ne peut pas attendre de ceux qui  – jusqu’en juillet 2005 tout au moins – ne ‘parlaient pas’ à la presse indépendante…Quant au siège de l’exécutif régional, la première chose à déplorer c’est peut être le « dircab » inamovible et incontournable qui « contrôle » beaucoup de dossiers dont celui des logements administratifs et conventionnés et qui semble induire en erreur nombre de responsables.
Les exemples de dysfonctionnement sont nombreux. Un seul coin de Rosso échappe à la règle générale et se distingue par son dynamisme : c’est le débarcadère qui grouille d’activité. Mais là c’est la chasse gardée des trafiquants peu scrupuleux et de quelques flics entreprenants ; ceux qui roulent en  Merco…et  ont accumulé (Dieu seul sait comment) des fortunes sans commune mesure avec les revenus du fonctionnaire modèle….

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