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ISET : Projet ‘Démonstration pour un élevage durable’ 27 août, 2015

Posté par rjtcd dans : Actualités , trackback

C’est en 2014 que le SGP (Small Grant Program/FEM/GEF/PNUD qui ne finançaitjusque-là que des ONG a ouvert son guichet à des institutions de recherches et le projet ‘Démonstration pour un élevage durable se basant sur les cultures fourragères et la valorisation des sous-produits agricoles’ piloté par l’ISET est le premier projet en partenariat avec une institution universitaire.

Prévu pour une durée de 18 mois, le projet a commencé ses activités enaoût 2014. Il s’agit d’accompagner des éleveurs de cinq villages situés près de l’ISET dont Jedida et Toulel. Ces éleveurs bénéficient d’un encadrement qui, à court terme doit permettre d’améliorer considérablement les rendements de leur activité. L’objectif est d’améliorer la production laitière et la production de viande.

L’élevage extensif pratiqué jusqu’à présent par les éleveurs ciblés exerce une pression certaine sur l’environnement et engendre aussi des inconvénients dont la déscolarisation des enfants qui doivent suivre le troupeau constamment en transhumance. Le nombre de bêtes lui même constitue une charge considérable pour les éleveurs dont les dépenses sont difficilement couvertes par les rendements et tout cela dans un contexte où, avec le développement de l’agriculture les parcours se rétrécissent. Le projet se propose d’améliorer les races par le biais de l’insémination artificielle et des croisements avec des races étrangères. L’objectif est d’amener les éleveurs a atteindre les résultats enregistrés à l’ISET, avec des vaches laitières qui produisent 16 à 17 litres par jour et des taureaux améliorés de deux ans qui pèsent près de 500 kg.

Pour atteindre cet objectif, il faut nécessairement faire de l’élevage intensif en réduisant le nombre de bêtes pour augmenter la production.

C’est ainsi que les éleveurs ont été initiés a la culture fourragère pour donner aux bêtes des aliments plus nutritifs. Les éleveurs ontété impliqués dans la production de maïs dans une superficie d’un ha depuis le défrichement et le nettoyage du sol jusqu’à la récolte.

Parallèlement les éleveurs ont appris à enrichir la paille de riz par l’urée pour lui donner une plus grande valeur nutritive.

Dans cette zone infestée de parasites avec le barrage de Diama, laprolifération du typha et les aménagements agricoles, le volet sanitaire est d’une importance capitale. Pour montrer aux éleveursl’importance du suivi sanitaire, le projet prend en charge une partiedu betail ; la comparaison avec le bétail suivi selon les méthodes habituelles permet de voir la différence.

Le projet a formé dix(10) éleveurs sur la valorisation desous-produits agricoles, les cultures fourragères, l’hygiène de traiteet le suivi sanitaire des animaux ainsi que neuf (9 )membres dubureau dans les domaines de la gestion administrative financière et l’organisation et sept (7) membres du GIE sur la transformation des déchets des animaux en fumier organique. Une formation assurée par un expert Allemand specialisé. Enfin huit femmes ont bénéficié d’une formation sur la valorisation et la transformation du lait cru en lait caillé et en yaourt.

D’ores et déjà certains objectifs sont atteints: 70 éleveurs ont bénéficié du traitement gratuit de plus de 500 (cinq cents) animaux avec des produits de qualité, 46 vaches ont été inséminées (les premières mises bas ont eu lieu). Une troisième insémination va commencer incessamment.

Un local où doivent se tenir les reunions est en cours de construction pour les éleveurs organisés en GIE. Les différentes sessions de formation leur ont permis de s’imprégner de nouvelles techniques et de se les approprier pour pratiquer un élevage durable et plus rentable.

Les éleveurs ont pu valoriser la production laitière et commercialiser le produit mis en bouteilles. Les femmes formées par le projet produisent à partir du lait cru un yaourt de meilleure qualité que le yaourt fait à partir du lait en poudre. Dans un premier temps le projet a supporté les charges de la transformation pour faciliter aux éleveurs l’accès au marché. L’ISET compte même avec l’appui d’un bailleur installer dans les villages une unité de transformation qui doit permettre aux éleveurs de tirer un plus grand profit de leur production laitière.

CR. Djigo Aboubakry

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