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Rosso: Les handicapés laissés à eux-mêmes 29 janvier, 2011

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Yacoub et Dah sont deux handicapés. On les rencontre toujours  à leur atelier situé près du marché de Médine à Rosso. Comme beaucoup d’autres handicapés ils ne veulent pas être dépendants et cherchent dans la mesure du possible à subvenir à leurs besoins. Rosso compte un peu moins de 400 handicapés dont certains sont confinés dans leur maison tandis que d’autres, faute de pouvoir travailler sont contraints de  mendier  dans les rues de la ville.  Yacoub, Dah et bien d’autres encore préfèrent gagner leur vie à la sueur de leur front. Cependant les conditions sont loin d’être réunies pour leur permettre de disposer de revenus suffisants et réguliers. Ceux d’entre eux qui ont un savoir faire n’ont pas toujours le matériel qu’il faut pour exercer leur profession.

L’atelier des handicapés est situé à Médine près du garage de Garack ; il a été  créé grâce à M. Ibrahima Demba Diallo en partenariat avec une européenne qui ayant séjourné dans la ville a été touchée par la vue d’un handicapé qui se déplaçait en se roulant littéralement sur le sol. A l’époque quelques handicapés avaient pu bénéficier d’une formation professionnelle à Nouakchott. Des donateurs étrangers avaient alors  offert du matériel pour équiper un atelier  et permettre aux handicapés de travailler. Ils travaillaient notamment dans trois secteurs : couture, teinture et cordonnerie.  Malheureusement cet équipement n’est pas suffisant pour couvrir tous les besoins.  Au niveau de Rosso, les handicapés déplorent le désengagement total des autorités. Ni le wali, ni le hakem ne sont jamais souciés de leur situation. Seul  le maire de la commune, le Pr. Fassa Yérim  est venu les aider. C’est du reste lui qui prend actuellement  en charge la location de l’atelier. En contrepartie, un des handicapés  assure la surveillance d’un dépôt d’ordures situé non loin du marché. Le maire a également embauché un autre handicapé pour la surveillance de la décharge publique. La coordinatrice régionale du ministère des affaires sociales, de la femme et de l’enfant, Mme Marieme  Mint Baba a également apporté son soutien aux handicapés en leur offrant notamment quatre fauteuils roulants. Le principal soutien des handicapés de Rosso demeure cependant le père Bernard bien connu à Rosso notamment  par les couches les plus défavorisées.

Les handicapés lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Ils ne veulent pas en arriver à descendre dans les rues ou à s’adresser aux autorités de pays limitrophes. Ils ne demandent pas une assistance permanente mais juste un peu de considération. Juste les moyens de travailler pour qu’ils apportent leur pierre à la construction de la nation. Quant à la population elle peut  apporter un soutien considérable en faisant des commandes au niveau de l’atelier.

D.A.

Deuxième visite du maire au Pk 7

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Le Pr. Fassa Yerim, maire de la commune de Rosso a rendu visite le 27 janvier aux populations récemment déplacées de ‘Demal Deuk’(quartier populaire de Rosso) auDeuxième visite du maire au Pk 7 dans Actualités populationpk7_maire pk 7, site de la nouvelle ville. C’est la deuxième visite du maire après celle effectuée le 27 novembre dernier. Le maire de la commune était notamment accompagné de Ba Isma, conseiller municipal et président de la commission chargée du déplacement des populations et de M. Diaw, membre de la commission.

Sur place, le maire a expliqué aux populations l’objet de sa visite. Il voulait notamment s’enquérir de la situation et voir si les mesures décidées lors de sa première venue étaient appliquées ou non. Le maire a rappelé que les conditions du déplacement étaient plutôt difficiles et s’est excusé auprès des habitants. Il a ajouté qu’il était venu les écouter en précisant qu’il ne pourrait pas résoudre tous les problèmes mais qu’il ne ménagerait aucun effort pour soulager les résidents. Plusieurs intervenants ont pris la parole pour parler de leurs problèmes.

C’est ainsi que Dah O. Mahmoud dira que l’un des problèmes majeurs c’est le transport. 100 ouguiyas pour se rendre à Rosso et 150 pour le retour, c’était un peu lourd pour des populations à revenus incertains, sans compter la cherté des prix. Il ajoutera que la piste qui mène à leurs habitations n’est pas praticable pour les petites voitures ce qui le contraint par exemple à plus d’une heure de marche à partir de la route goudronnée où les taxis s’arrêtent. Dah Ould Mahmoud dira que les populations déplacées ont été considérées comme des ordures dont on se débarrasse allègrement. Un autre intervenant ajoutera que les populations de Demal Deuk ont été déplacées comme des animaux et ce, pendant la saison froide. Il insistera sur le fait qu’en dehors du maire aucun responsable n’était jamais venu les voir pour s’enquérir de leur situation. Pourtant on leur avait fait croire que tout était près au Pk 7 alors que tout ce qu’ils ont trouvé c’était des poteaux dont certains  implantés dans des concessions.

Une femme a pris la parole pour abonder dans le même sens. Elle a commencé par remercier le maire qui a été le premier responsable à venir sur place leur rendre visite comme cela avait été expliqué au seul responsable politique (M. Kane Hamidou Baba pour ne pas le nommer) venu au Pk 7 rencontrer les déplacés. L’intervenante a rendu hommage à la commission présidée par Ba Isma qui a travaillé dans la transparence avant de souligner quelques problèmes. Elle a parlé notamment d’une femme qui devait accoucher et qui avait eu beaucoup de mal pour se rendre à l’hôpital. Elle a déploré l’absence de marché, les difficultés d’approvisionnement en eau, etc. Un autre intervenant a insisté sur trois points : l’eau, le marché et un poste de santé. Il a suggéré à défaut de la construction d’un marché, la baisse du prix du transport.

Reprenant la parole le maire a précisé qu’à l’issue de sa première visite il était question que la brigade des sapeurs pompiers apporte une citerne d’eau chaque semaine et que c’est seulement la veille qu’il avait appris que cela n’avait pas été réalisé et que les dispositions étaient prises pour corriger le problème. Il a aussi rappelé que pour les malades, le Samu municipal était opérationnel et qu’il suffisait d’appeler les responsables en cas de nécessité. Il a demandé aux populations de choisir une place pour qu’il installe un hangar qui servira de marché et a promis de voir  les responsables de la SNDE pour créer deux ou trois autres bornes fontaines. Le maire a accompli la prière du Maghrib (crépuscule) dans la mosquée de la place avant de prendre congé de ses hôtes.

FLIC OU VOYOU? 28 janvier, 2011

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Rosso : Flic ou voyou ?http://rjtcd.unblog.fr/files/2011/01/imag2886.jpg
Ely Ould Mohamed Vall, un policier en service à Rosso est passé inspecteur durant la première transition (2005/2007) quand son oncle et homonyme dirigeait le CMJD. Depuis quelques temps, cet inspecteur dont l’ascension a été plus que fulgurante assure l’intérim du commissaire de police nouvellement marié et souvent absent. L’inspecteur Ely s’est illustré il y a quelques jours dans une sombre affaire de ‘dakhal chi’. En effet une patrouille de police qu’il dirigeait lui-même a arrêté il y a trois nuits un jeune boucher du nom de Dah Ould Mokhtar Ould Ahmed Sidi près de la gare routière de Rosso vers 23 heures. Le jeune Dah était venu prendre son repas. Selon le boucher, les policiers ont d’abord récupéré sa recette du jour (87 000 UM) avant de le battre et de l’emmener au Pk 7 pour le menacer avec un couteau. Par la suite ils l’ont ramené devant le siège de la BMCI. Le jeune boucher leur a demandé de le conduire au commissariat, ce qu’ils ont refusé. Les policiers ont préféré le ramener à l’endroit où ils l’avaient arrêté, c’est-à-dire vers la gare routière en lui rendant 27000 UM sur les 87000 qu’ils lui avaient pris.
Le lendemain, le boucher se rend avec des membres de sa famille à la direction de la sureté de Rosso. Après avoir entendu la version des plaignants le DRST les installe dans un bureau et convoque l’inspecteur. Ce dernier fait un compte rendu (infidèle) de leur patrouille de la veille. Quand le DRST fait entrer les plaignants, le jeune boucher n’a pas hésité à désigner l’inspecteur comme étant celui qui l’a fouillé pour le détrousser. C’est alors que l’inspecteur reconnait avoir pris l’argent du jeune homme mais qu’il le lui a rendu.
Le DRST comprenant que son inspecteur a commis une faute lourde, rembourse lui-même 60.000 à la victime. A la sortie des plaignants, l’inspecteur les suit pour négocier. Que ce sont-ils dit ? Toujours est- il que l’inspecteur est revenu voir la DRST pour lui dire qu’il reconnaissait avoir commis une faute mais que la famille de la victime retirait sa plainte. Ce qui sera confirmé quelques minutes plus tard par la famille de Dah. Le même jour pourtant la mère de la victime est revenue pour dire que son fils a été battu et que la plainte devait suivre son cours. Pour l’heure l’affaire est pendante devant les autorités compétentes. L’inspecteur en question roule encore dans la voiture de la police avec les mêmes prérogatives mais le moins qu’on puisse dire c’est que sa chute risque d’être aussi fulgurante que son ascension. (A suivre)

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