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Snim : ce qu’en pensent certains 13 novembre, 2007

Posté par rjtcd dans : Opinion , ajouter un commentaire

 La Snim, la plus grande boîte du pays a fait la fierté des mauritaniens. Mais depuis un certain temps, elle est au cœur des préoccupations. La société semble en difficulté. Et plusieurs solutions sont envisagées. Pour savoir ce que les employés de la Snim pensent de leur établissement nous avons rencontré quelques cadres qui ont bien voulu donner leur avis. 

‘On parle tous ces jours de la Snim, de sa privatisation, on remarque des avis divergents qui se sont exprimés mais beaucoup n’ont pas analysé le fond du problème. Le ministre des mines a eu à en parler ; pour certains c’est la gestion de la Snim telle qu’elle se fait qui risque d’amener la société à  l’écroulement.  D’autre part, en visitant la ville de Zouerate, on s’aperçoit que la Snim n’a rien investi dans la cité minière. L’approvisionnement en eau et en électricité est quasi inexistante à  part dans les quartiers de la Snim ;  au plan urbain on ne trouve que des bâtiments construits dans les années 1960 ( MIFERMA) ; le reste ce sont des bidonvilles où vivent dans une précarité des ouvriers de la Snim en majorité. Sur le plan des infrastructures Zouerate n’est reliée au reste du pays par aucune route bitumée.  Il faut 10 à 15 heures de voyage pour aller à  Nouadhibou ou Nouakchott. 

Du coté des infrastructures sanitaires,  la ville manque cruellement de moyens matériels et  humains. Par ailleurs la gestion de la Snim dépend de  responsables qui ont poussé le tribalisme et le régionalisme à un niveau jamais égalé. Le recrutement des cadres se  fait sur ces critères et aucune  compétence n’est exigée ;  il suffit d’être  membre de la tribu d’un haut responsable ou d’avoir une recommandation venant des salons feutrés de Tevrag Zeina , d’un ministre, d’un colonel ou quelque chose de ce genre. 

Certains ‘cadres’ arrivent sans aucune notion de base dans un domaine très technique ; au bout de quelque temps il sont parachutés comme chefs de service, directeur : des promotions qui s’obtiennent sur des bases tribales. Ces dernières années le recrutement de ces cadres appelés ‘cadres Taiwan’ sont devenus pléthoriques. Ils ne servent à rien à la Snim alors que le pays regorge d’hommes et de femmes compétents et bardés de diplômes mais qui chôment parce que les recrutements ne sont pas transparents. Les travailleurs qui constituent la base de la Snim et qui assurent son fonctionnement ne bénéficient pas des avantages de la société contrairement aux ‘cadres Taïwan’. 

L’absence de croissance de la production de la Snim est essentiellement due à l’incompétence d’une pléthore de ‘cadres’. Il ne faut pas chercher ailleurs’. Synthèse : Djigo Aboubakry 

  

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