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De A à Z 15 septembre, 2007

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S comme Sensible.
Il y a des sujets sensibles. La semaine dernière notre chronique a abordé quatre questions, entre autres, l’enseignement des matières scientifiques  en Français et celui des matières littéraires  Arabe, l’enseignement des langues nationales. Ce sujet justement est un sujet sensible auquel quelques compatriotes ont réagi, parfois avec passion. Il est vrai que dans la chronique il y avait un mot au moins qui choquait: ‘extrémiste’. Honnêtement je reconnais que le terme peut être choquant même si en l’employant je n’avais aucune intention de blesser qui que ce soit. ‘Errare humanum est’ dit l’adage latin. Je retire donc ce terme ‘extrémiste’ et je fais ici mon ‘mea culpa’. Ceci dit l’idée que je défendais est qu’il est nécessaire d’enseigner les langues nationales comme langues afin que les élèves au terme de leur cursus, soient capables de produire toutes leurs connaissances dans leur propre langue. Ceci permettrait non seulement de préserver notre culture mais encore d’intégrer efficacement les connaissances scientifiques d’om qu’elles viennent.
S comme Séminaire.

Le dernier séminaire organisé par le MEN a été littéralement boycotté par les professeurs. Motif: aucun perdiem n’était prévu. A Rosso sur plus de cinquante professeurs concernés, il n’y a eu que six présents. A Nouakchott, les professeurs sont venus malgré eux de crainte d’être mutés ailleurs. Dans les autres régions le boycott est général sauf parait-il à Aïoun. Les nouvelles autorités ont apparemment décidé que pour les séminaires qui contribuent au renforcement des capacités il n’y a plus de rémunération. C’est logique mais les professeurs n’ont pas voulu comprendre cela comme ça d’autant plus que les participants aux derniers séminaires sur le même sujet ont été payés.
S comme Salaires. Les salaires n’ont pas bougé depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Cela a été rappelé au ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’emploi lors de la commémoration du quarantième anniversaire de la fonction publique. Pourtant les prix eux ne cessent de flamber surtout avec le Ramadan. Quand aurons nous un état fort qui puisse contrôler nos commerçants et les rappeler à l’ordre?

Djigo Aboubakry  (source la Tribune, n° 366 du 11 septembre 2007)
aboubakry_d@yahoo.fr

De A à Z

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Q comme Questions. R Comme Réponses.
1) Pourquoi enseigne-t-on les matières  scientifiques en français et les matières littéraires en arabe ?
Certains penseront que c’est parce que ‘la raison est française et l’émotion arabe’ pour paraphraser l’un des chantres de la Négritude. Ce ne serait pas logique car cela signifierait que toutes les générations de mauritaniens arabisants (du Zemmour au Brakna et du Trarza au Tagant) formées en arabe dans les séries scientifiques ont eu une formation au rabais. En outre on ne peut pas dire que la langue des inventeurs de l’algèbre n’est pas apte à véhiculer des concepts scientifiques. Cette dichotomie est inacceptable et insensée.
2) Pourquoi n’enseigne-t-on pas les langues nationales dans nos écoles ?
Parce que personne n’a compris le bénéfice qu’on peut en tirer. Les ‘extrémistes’ négro-africains avaient obtenu il y a quelques années l’enseignement de ces langues à l’école fondamentale. Il y avait comme une course contre la montre. Chaque année on se précipitait pour produire des manuels pour l’année à venir. Les ‘cobayes’ ont fini, après un cursus de sept ans avec le Pulaar, le Wolof ou le Sooninke comme langue d’apprentissage, par intégrer la filière Arabe pour la plupart ou Bilingue pour certains. Or c’était une erreur monumentale que de croire que le Pulaar, le Wolof et le Sooninke pouvaient concurrencer l’Arabe, langue écrite depuis plus de mille ans. Dans un premier temps, il fallait enseigner nos langues nationales seulement comme langues et non comme véhicule de toutes les connaissances. Cela aurait permis au apprenants d’apprendre plus vite le français comme les langues utilisent les caractères latins. Ensuite il y avait la possibilité d’enseigner à chaque mauritanien une langue nationale différente de sa langue maternelle, ce qui serait un pas considérable vers la cohésion nationale. L’élève qui aura terminé son cycle secondaire et supérieur serait suffisamment outillé dans sa langue pour conceptualiser et transmettre les théories les plus abstraites…
3) Pourquoi les taux de réussite sont très bas au baccalauréat et très élevés au brevet ?
Parce que l’examen et la correction du baccalauréat se passent dans des conditions plus strictes que pour le brevet. Dans beaucoup de centres du pays pour le brevet, ce sont les surveillants qui écrivent les corrigés au tableau et les candidats n’ont qu’à recopier et rendre les copies. En plus il arrivait souvent que plusieurs personnes viennent successivement passer les épreuves pour un candidat absent. Il suffit de consulter les archives pour se rendre compte que des milliers de copies sont identiques, tous les candidats ayant puisé à la même source.
4) Pourquoi tous les élèves mauritaniens ne sont pas bilingues ?
Parce qu’il y a un phénomène de rejet. Les Noirs rejettent l’Arabe parce qu’ils ont le sentiment que cette langue leur est imposée comme une entrave à toute promotion. Les Arabes rejettent le Français parce que c’est la langue du colonisateur. Alors que nos élèves s’inscrivaient au département d’Anglais après seulement trois ans d’anglais au lycée à partir de la seconde, nos ‘bilingues’ après treize d’apprentissage de l’Arabe ne peuvent pas produire une phrase en Arabe et nos ‘arabisants’  après douze ans d’apprentissage du Français n’arrivent pas à faire une phrase correcte en Français. Il faut donc revoir ce système et le corriger. Ce n’est pas seulement une question de programmes. C’est tout un environnement qu’il faut assainir…

Djigo Aboubakry
aboubakry_d@yahoo.fr

Commune de Rosso: un effort perceptible 12 septembre, 2007

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dscn1061.jpg dscn1171.jpg La commune de Rosso nouveau look à l’oeuvre. Même la nuit les camionnettes chargées de la collecte des ordures sont en activité. La boutade à Rosso c’est qu’aux prochaines élections seuls les balayeurs ne voteront pas pour le Pr. Fassa. Le nouveau maire n’hésite pas à aller sur le terrain superviser les travaux. La ville bâtie sur un sol argileux et proche du fleuve connait des difficultés pour l’évacuation des eaux mais les efforts du maire sont perceptibles et on espère que d’ici peu des solutions définitives seront trouvées. Le canal est déjà couvert en partie et les riverains ne se plaignent plus des détritus qui y flottaient naguère.

Du courage M. le maire et n’oubliez pas qu’il n’est pas besoin d’espèrer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

Keur Massene : Conflit entre deux familles voisines, les réactions des uns et des autres et les différentes versions. 7 septembre, 2007

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                               Version Ehl Teindy 

Hadou Bah O Med Vall  résponsable de la famille Ehl Teindy nous présente: l’attribution de concession rurale provisoire d’une superficie de 1,5ha dont les 150m de long longe le goudron qui date du 24 - 04 –2000, une autre attribution portant le numéro 517/007 en date du 15-05-2007 dont 100m longe le goudron et 150m de large et nous confie que le wali du TRARZA a adressé la lettre numéro 889 du 12-07-2007 au hakem de keur massene lui demandant l’annulation des deux attributions. 

Après avoir commenté les documents Hadou Bah raconte que sa  a été réveillée par des piquets brûlés, notre bétail détaché très tôt le matin du mardi 25 juillet, Abdallahi s’est rendu chez nos voisins pour se renseigner sur leur attitude, Ghotob o Baggar lui dit: « c’est moi qui ai fait cela et je t’em… ». Abdallahi se retourne pour s’en aller tout à coup il reçoit un coup de bâton entre les épaules, d’autres coups de gourdins, de couteaux et de coupe-coupe s’en suivent, ses sœurs qui sont venues le protéger ont subi le même sort et même pire car l’une d’elle (Aminettou mint Med Vall) est  blessée au nez et à la tête au point qu’elle fut évacuée d’urgence à Nouakchott pour y suivre des soins intensifs sans oublier son neveu qui est blessé à l’oreille par un couteau, ajoute t-il. 

 

Après avoir recueillis la version Ehl Teindy, nous avons demandé les gendarmes dont un poste est désormais installé entre les deux familles sous le hangar qu’habitait Tchache, des informations mais après avoir contactés leur chef se sont contentés de nous indiquer le lieu de la bagarre et pas plus. 

 

                         Version Ehl Mbareck 

Kenny cousine de Ehl Mbareck : « Ces deux familles cohabitent depuis de longues années dans ce pk 29 de Rosso, des malentendus les opposent, des tentatives de réconciliations ont été essayées par des notables du département en vain.. A la suite de ces mésententes, le hakem a fait comprendre aux familles belligérantes que les terres en litiges sont désormais confisquées par l’Etat jusqu’à nouvel ordre. Bien avant ce malheureux jour nous avons contacté Birame ould Abeid en temps qu’activiste des droits de l’homme car Ehl Teindy nous ont traité d’esclaves. Ce dernier a rencontré le maire de Mbalal Bedah ould Abd Noune qui a été neutre, très conciliant et responsable, mais au dernier moment une solution n’a pu être trouvée. Dans le souci de ramener la paix le maire a retiré à ses frais Tchache qui se trouvait dans la partie litigieuse. Mais ce qui a fait volé en éclat la paix fragile c’est que la famille Teyndy a occupé par des piquets l’espace qu’occupait Tchache et que nous revendiquons comme étant partie intégrante de notre espace, transgressant ainsi la consigne du hakem et nous provoquant. Nous avons réagi en enlevant les piquets.  Le mardi matin vers 7 h00, Abdallahi s’est présenté chez nous pour tenir des propos désobligeants, Ghotob est sorti le voir afin de le calmer, il l’a bousculé et Ghotob est tombé. Et tout à coup, toutes les femmes qui étaient à la maison de Ehl Teindy sont venues en courant avec des bâtons, alors mes cousines à leur tour sont sorties avec ce qu’elles ont pu ramasser comme objets, sans toute fois qu’il y ait des couteaux comme le disent nos adversaires, et arrive ce qui est arrivéEn contre réaction les Ehl Teindy ont attaqué chez  nous. Alors, nous avons réagi en légitime défense. Aujourd’hui, Toutou, Zeinabou (femme allaitante), Fatimettou, Marième, Ghotob et le fils de Zeinabou sont tous détenus à la brigade de Keur Massène. Malheureusement, chez nos voisins, il y a eu des blessés. 

Moyouha mint Hemeth, mère de Ehl Mbareck : « Après ma prière matinale, j’étais couchée avec des maux de tête tout à coup quelqu’un me dit une bagarre. Je me suis levée avec difficulté sans avoir entendu le moindre bruit pour me diriger vers le lieu de la bagarre qui a lieu entre la douche et la cantine de ma fille. A ma grande surprise, je trouve sur place des gourdins, des traces de sangs sur le sable. Pour me faire comprendre on me dit que mon beau fils Ghotob se bagarrait avec Abdallahi , les sœurs de ce dernier sont venues à la rescousse et c’est ainsi que mes filles sont intervenues en catastrophe pour commettre ce qui est arrivé. J’ai donc demandé à mes filles de rester sur place jusqu’à l’arrivée de la gendarmerie, voilà tout ce que je sais et je vous dit tout de suite que si j’étais présente cela ne ce serait pas produit. Aujourd’hui, Toutou, Zeinabou (femme allaitante), Fatimettou, Marième, Ghotob et le fils de Zeinabou sont tous détenus à la brigade de Keur Massène. Malheureusement, chez nos voisins, il y a eu des blessés que je n’ai pas eu l’occasion de voir mais il semble que l’une des femmes a une blessure sérieuse. 

 

                          Quelques témoignages de voisins : 

Une dame qui a demandé l’anonymat: je sais que Ehl Mbareck sont sans histoire mais ils ont été provoqués jusqu’au bout et là cela a débordé. D’ailleurs à dire vrai, le véritable mobile de cette bagarre n’est pas la terre, c’est plutôt un problème de jalousie : Mnat Mbareck o Bidjel sont belles et attirent des hommes de « hautes classes » et cela ne plait pas à Mnat Teindy qui se vantent d’avoir un enfant dont la tante paternelle est l’épouse du premier ministre. Il y a aussi un officier de gendarmerie qui vient régulièrement chez Ehl Teindy qui n’est pas étranger à cette histoire. 

 

       Un autre témoignage d’un autre anonyme : « je n’ai pas dormi la veille de la bagarre dans la localité, mais il semble que Ehl Teindy ont acheté avec Tchache son terrain qui fait partie de la zone en litige uniquement pour avoir un conflit ouvert avec Ehl Mbareck.  Peut être que Ehl Teindy sont propriètaires de la zone litigieuse mais là où a eu lieu la bagarre c’est pour Ehl Mbareck. Et de plus Ehl Teindy ne cessent de traiter Ehl Mbareck d’esclaves. Des mots qui blessent ne passent pas toujours sous silence. 

 

A noter que ce problème a été saisi au rebond par plusieurs notables et hommes politiques entre autres le président de l’assemblée nationale Messaoud ould Boulkheir, Boidiel ould Houmeid, Hamid ould Hmoid chef général des « tachidbit », Med ould Boilil député du département de Keur Massene, Kenny Camara, Brahim Vall ould Am, et bien d’autres personnalités tous cherchent à trouver une solution à l’amiable entre les deux familles. Mais même si aujourd’hui une solution est trouvée, ces deux familles peuvent elles cohabiter à l’avenir ? 

 

 

                   JIDDOU HAMOUD DERDECHE 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

  

 

 

La commune de Rosso distribue des équipements sportifs aux clubs 6 septembre, 2007

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fassa.jpg 

Le 2 septembre 2007 a eu lieu dans la salle de conférences de la mairie de Rosso une cérémonie de distribution d’équipements aux clubs de la commune. La cérémonie présidée par le Pr. Fassa Yérim maire de la commune de Rosso s’est tenue en présence des représentants de la société civile en plus des délégués des différents clubs et des membres du RJTCD (Réseau des Journalistes du Trarza pour
la Consolidation de
la Démocratie). Dans son allocution, le maire a tenu  à rappeler que cette opération de distribution était une première et a demandé aux destinataires de lui envoyer des rapports pour qu’à l’avenir les correctifs nécessaires soient apportés. Dix sept clubs seniors et dix clubs cadets ont reçu chacun un jeu de 16 maillots, des ballons ainsi que 10 moustiquaires imprégnées. Des équipements ont été également fournis aux lutteurs, aux athlètes ainsi qu’aux piroguiers pour les régates. Le maire n’a pas oublié les arbitres et doit incessamment commander des tenues pour eux. Le Pr. Fassa a rappelé qu’il n’était en place que depuis sept mois mais que ses ambitions étaient immenses. Il a annoncé qu’il devait se rendre bientôt en Espagne, au Vietnam, en Corée du Sud et à Chicago et que partout où il sera il tentera d’obtenir du matériel pour la jeunesse, pour les femmes et pour tous les rossossois.

Après le mot du maire, MM. Abou Fall, Ahmed Bouye Vachet, Tidjany Fall de Talhaya et Ahmed Sow ont tenu à le remercier pour sa mobilisation constante auprès des populations de la commune. Notons que le maire n’a pas pu assister à l’ensemble de la cérémonie parce qu’il avait dû suspendre une réunion qui se tenait dans son bureau.

Djigo Aboubakry

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