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Avis de recherche 19 août, 2007

Posté par rjtcd dans : Avis de recherche , ajouter un commentaire
rscn0676.jpg dscn0674.jpg Qui connaît ce jeune homme qui erre dans les rues de Rosso Mauritanie?
Ce jeune homme erre dans les rues de Rosso. C’est un ouest africain qui a perdu la raison. Il se promène, innocent dans les rues d’une vile où personne ne le connait. Aidez-nous à retrouver ses proches.

Ce que vaut un sourire

Posté par rjtcd dans : Humeur , ajouter un commentaire
Un  sourire ne coûte  rien   et  produit  beaucoup. 

Il enrichit celui ou  celle qui le reçoit   sans  appauvrir celui  ou  celle  qui  le  donne.  Il ne  dure  qu’instant  mais  son  souvenir  est  parfois éternel.  Personne  n’est  assez  riche  pour  pouvoir  s’en  passer et  personne  n’est  trop pauvre pour ne  pas  le  mériter. 

Il crée  le  bonheur au foyer, est  un soutien  dans  les affaires  et  est  le signe  sensible de l’amitié. 

Un sourire  donne du repos à l’être fatigué, rend  du  courage au  plus découragé;  il console dans  la  tristesse  et  c’est  un  antidote  de  la  nature  pour  toutes  les peines. 

Cependant il ne peut  ni  s’acheter ni se  prêter, ni  se  voler  car c’est  une  chose  qui  n’a  de  valeur  qu’à  partir  du  moment  où  elle se  donne . 

Et  si  quelquefois  vous  rencontrez une  personne  qui ne  vous  donne  pas  le  sourire ,  soyez  généreux donnez  lui  le  votre, car  nul n’a autant  besoin  d’un  sourire que  celui   qui  ne  peut  en  donner. 

  

  

  

AMADOU ABDOUL NDIAYE 

  

  

 

La TVM persiste et signe

Posté par rjtcd dans : Actualités , ajouter un commentaire
 

                                

  

Toutes les cultures se valent, aucune ne peut se prévaloir d’une suprématie sur l’autre Et pourtant aujourd’hui on assiste à un déni de culture pour une frange de la population ; déni savamment distillé reléguant ainsi cette population au rang de citoyen de second rang. 

Certes depuis l’avènement du 03 août  des efforts non négligeables ont été entrepris pour sortir de l’ombre les grands oubliés du système de Taya. Néanmoins. Le paysage audio visuel reste tributaire des pratiques qui ont des relents d’hégémonisme culturel. 

La TVM a fait peau neuve et n’a plus rien à envier à ses consœurs de la sous région ; des nouvelles émissions ont vu le jour et le staff a été rénové. Ceci dans la forme ; dans le fond rien n’a changé la communication se fait à sens unique et exclut ipso facto la composante Negro africaine( qui dans sa grande majorité est francophone. Pire les  opérateurs de téléphonie mobile s’y sont mis en organisant des jeux concours des devinettes et autres charades le tout bien sûr en Hassanya. Le temps d’antenne des langues nationales est réduit à sa plus simple dimension. Il est vrai que l’on ne peut pas concevoir une même émission dans toutes les langues  et en même temps. Néanmoins on peut diversifier et donner l’occasion à chacun une fois de pouvoir s’exprimer aux heures de grande écoute.                 

Essayons de faire le tour des émissions pour être édifier sur l’iniquité de la grille de programmes dont on semble s’accommoder : 

ALATAWILA : a tout seigneur tout honneur cette émission remporte la palme de la francophobie, avec Taghiyoullah qui semble allergique à la langue de Molière et qui  n’hésite pas à interrompre un invité quand celui ci s’exprime en français ; ou lui demander de s’exprimer en arabe. 

RAYOU TIBI( avis du médecin )  

MAURITANIE EL AAMAGH : (la Mauritanie profonde l’émission de o / ZEMZAM ne connaît de la Mauritanie que le trab El Beïdane)- 

NEBZA E CHARI’I (échos de la rue)- 

JOUSSOUR (reportages sur les Mauritaniens à l extérieur)- 

TOURAS EL WATAN (patrimoine national)- 

ECHAWT ESSANI – (2emeround ou mi-temps) 

EL MIIZAAN- (la balance)   tout un symbole 

EL IJMAAL WATANI (émission phare qui se targue d’un titre dont il est loin de remplir le rôle.- 

 SOUAL EL HADAF (version de question pour un champion revue et corrigée réservée exclusivement  aux arabophones.  Et  la liste n’est  pas  exhaustive. 

Avec l’avènement    d’un  président démocratiquement  élu  peut  être que  certaines choses  vont  changer. 

Ces émissions précitées sont toutes en arabe  et traitent des thèmes qui concernent tous les citoyens mais certains y sont exclus  pour quelles raisons ? 

Ce tour d’horizon bien que peu exhaustif nous donne une idée du fossé qui va grandissant  entre les beaux discours sur l’égalité  la justice et la réalité au quotidien. 

Les mass media et par-dessus tout  la radio et la télévision sont des outils  de propagande qui ont un impact social très important. Utilisés à bon escient ils peuvent nous aider à résoudre certaines difficultés de la cohabitation, mais il y’ aussi le revers de la médaille( radio mille collines en est la parfaite illustration.) 

Notre pays est à la croisée des chemins, et  nous  aspirons  à  un lendemain meilleur ; le cumul des frustrations, des revendications non satisfaites sont des écueils sur lesquels risquent de buter notre démocratie naissante. 

  

 A bon entendeur salut. 

 Ndiaye Amadou Abdoul

Menace terroriste :La sécurité passe d’abord par un comportement civique

Posté par rjtcd dans : Actualités , ajouter un commentaire

 

 

Chassez  le naturel et il revient au galop » dit l’adage. 

 Depuis le changement  du 03 août  le citoyen avait espéré  que le goulot allait se desserrer mais après dix neuf mois de transition  certaines pratiques passéistes de nos hommes de loi perdurent : L’empreinte malsaine du régime « défunt » a déteint sur les mœurs au point que l’on trouve naturel  ce sport peu glorieux : Donner alors que le cœur n’y est pas c’est plutôt arracher, puisque la peur et  l’impasse y obligent En effet nos braves hommes  en tenue continuent a racketter sur tous les check point. Les points de contrôle, qui ne le sont que de nom, ne remplissent point leur rôle et continuent d’être  des dépôts de butin de guerre. Pour tout contrôle  le chauffeur est invité à déposer un montant au poste et peu importe sa régularité et ce qu’il transporte.. 

Aujourd’hui  le  terrorisme est  à nos  portes et  la  mondialisation  aidant  notre  pays est  sous les  feux de la  rampe  et  nous  nous  devons  de  faire de la  sécurité une  priorité  nationale.  . Mais la sécurité  passe d’abord par un comportement civique de tous les citoyens et surtout de ceux qui en ont la charge. Ce n’est pas à coup de discours, de forums d’éditos ou autres moyens de propagande qu’on arrivera à juguler la menace terroriste. Ce qu’il faut c’est une prise de conscience des dangers qui sont liés  à ce qui est aujourd’hui érigé en loi dans notre pays : LA CORRUPTION. N’importe qui, avec n’importe quoi peut entrer ou sortir de notre  pays sans être nullement inquiété pourvu qu’il soit généreux des billets bleus, quitte à ce qu’il se trimballe avec un missile sol air  ou une bombe atomique ; alors que sous d’autres latitudes on ne passerait pas avec une aiguille dans la poche. De Rosso à Nouakchott, sur tous les tronçons du territoire national il n’est nul part où le contrôle est fait sauf si le concerné est récalcitrant à délier sa bourse. 

  Il est grand temps que les règles de bonne conduite soit appliquées a la lettre, surtout sur des points aussi sensibles que la frontière. Cette image   peu glorieuse donnée du pays par ceux là même censés d’appliquer la loi laisse perplexe pour un éventuel changement. Un représentant de l’ordre qui s’habitue à la corruption en guérit rarement. Il est vrai que les citoyens doivent respecter l’uniforme qui symbolise la loi que tout le monde partage, mais   que ceux qui la portent soient les premiers à transgresser la loi impunément  alors qu’ils devraient  en être les gardiens  et ramener ceux qui s’en écartent. Que vont faire les autres  alors ? 

.La corruption ; le clientélisme, la complaisance et l’appât du gain sont des terreaux pour le terrorisme, les agissements des certains de nos hommes de lois sur les frontières laisse perplexe plus d’un observateur et constitue une menace potentielle pour la stabilité du pays. 

Espérons que le temps est venu où nos dirigeants auront un sursaut de civisme pour combattre ce fléau car il n’est jamais  tard pour bien agir. A bon entendeur salut ! 

 Ndiaye Amadou Abdoul 

  

  

  

 

 

 

OPINION

Posté par rjtcd dans : Opinion , ajouter un commentaire

    Il est des dates  dans  l’histoire  d’un  pays  qui marquent leur  passage. Il en  ainsi de  2005. malgré   les  difficultés  et les embûches, notre  pays  a  réussi sa transition  sans heurts  majeurs, et  est  ainsi entré  de  plein pieds dans  une  nouvelle démocratique . Cet  acquis  est une veillée d’arme qui  ne  doit  s’autoriser aucun répit,il faut savoir accompagner  le  mouvement ,  le  guider  le  reprendre  inlassablement.  A l’accumulation  des  événements  notre  génie  doit  y  répondre  et  de  notre  peuple  doit  surgir  des  hommes  d’état, des  hommes  d’action   qui  ne ménagent  aucun  effort  pour mener le « bateau »  à bon port. 

Le nouveau président    élu  s’attelle aux  grands  chantiers  de  son mandat , mais l’héritage  est lourd  car  en  vingt  ans  de  gabegie l’état  a été  plongé dans  les  abysses  de  la déliquescence . Aujourd’hui il faut rétablir  un  état  fort  dans  lequel la  chose  publique  est  l’affaire  de  tous  et  la  loi   est  formelle. Il est  vrai  que  dans  toute  entreprise  on  peut  noter  des  arrêts , des stagnations   voire  des  reculs mais l’essentiel  est  de  garder  l’allure  générale et  de maintenir le  cap..  Des  progrès  ont été enregistrés,  des  servitudes  abolies , des  oppressions adoucies ,des  abus tempérés, une  multitude  des mauritaniens  jusque  là  bâillonnés et mis au pas ont  conquis  la  dignité  de  citoyen,   et  des sans voix  ont  fait  entendre  leurs  voix. Ces  progrès  qui,  bien  que louables ne  doivent  être que les  prémices chargées  d’espérance  pour  l’avenir, car  nous n’en  sommes   qu’au début de    la grande  aventure  qui  doit  mener  à l’épanouissement des individualités. Mais  n’oublions pas que  de  criantes inégalités   persistent  encore, car est-il admissible  que  dans  un  même  pays  coexistent  la misère  sans espoir et la richesse  sans  pudeur ? Est- il  acceptable que ces  hommes  qu’on  dit  concitoyens  soient  si iniquement  partagés ? peut  on  parler  de  liberté de  pensée ou d’expression quand les  grands  moyens  de  l’information (radio  et  télévision) sont mis  au service  d’une hégémonie culturelle ? et  surtout  n’oublions pas qu’une  frange de  la  population reste  plongée dans  l’ignorance ,dépourvue  de  l’outillage  mental  le  plus  élémentaire ,que les  Droits de  l’Homme sont quotidiennement  bafoués  dans  la  justice  sociale , économique  et  culturelle.  Le  pouvoir  exécutif, le législatif, le  judiciaire ,la société  civile  et toutes les bonnes  volontés ,  en un mot nous  tous  devons  nous  atteler  à jeter  les  bases  d’un  édifice  de  l’équité et  de  la prospérité  établi  sur  une justice  sociale  surtout  avoir une  vue moins  courte et  s’arracher au  dur immédiat pour  concevoir les  réalisations durables  de  demain.   

Ndiaye Amadou Abdoul

Déportés:Dénouer l’écheveau 17 août, 2007

Posté par rjtcd dans : Actualités , ajouter un commentaire

Depuis quelques semaines le retour des déportés est à l’ordre du jour. Certains extrémistes crient au scandale en prétextant que des milliers d’étrangers vont en profiter pour s’infiltrer parmi les réfugiés et s’introduire en Mauritanie, un pays de plus en plus perçu comme un eldorado. Comme si ceux qui ont subi l’humiliation de la déportation et qui ont enduré un calvaire indicible pendant 18 ans hors de leur pays étaient légers au point de laisser des intrus compromettre leur retour au pays.

Comme nous l’ont confié quelques déportés que nous avons rencontrés début juillet au camp de Ndioum, la crainte ce n’est pas que des non mauritaniens s’infiltrent dans le groupe des déportés mais que des mauritaniens complètement dégoûtés et découragés, ne choisissent de rester en exil. De sorte que, quelle que soit la volonté affichée des autorités, les candidats au retour seront moins nombreux que les mauritaniens déportés.

Beaucoup d’entre eux ont décidé de rester dans le pays d’accueil ou de tenter leur chance ailleurs ; d’autres se disent que dans l’espace d’une vie, on n’a pas le temps de reconstruire sa vie deux fois. Il faut les comprendre : quand on a lutté pour s’adapter et s’épanouir ailleurs que dans son pays natal, il n’est pas facile après 18 ans de revenir pour se réinsérer, même dans son propre pays. Surtout que depuis l’ouverture de la frontière avec le Sénégal, la plupart des mauritaniens revenus continuent de galérer dans l’indifférence générale. Il est vrai qu’ils étaient revenus en ‘catimini’ à une époque où le régime ne reconnaissait pas avoir déporté qui que ce soit.

Dans tous les cas, aujourd’hui il est question d’un retour organisé. Il faut cependant garder à l’esprit que ce dossier des déportés est comme un écheveau complexe qu’il faut manipuler avec beaucoup de précaution pour en dénouer tous les fils. Déjà, les protagonistes ne s’accordent même pas sur le nombre réel des déportés. Aucun recensement fiable n’est effectué. Beaucoup de nos compatriotes ne se sont pas inscrits à leur arrivée au Sénégal. Certains ont fait la confusion en prenant les cartes destinées aux sénégalais rapatriés dans leur pays. Il y a donc lieu d’aborder la question avec beaucoup de prudence et au besoin d’étudier les questions au cas par cas. Il ne sert à rien de régler une question dans la précipitation. Pendant qu’on y est il est important de veiller à l’indemnisation correcte des victimes mais il faut surtout penser à la réinsertion de nos compatriotes. Surtout les jeunes mauritaniens nés durant l’exil et qui n’ont de leur pays qu’une idée très vague et très négative. Si l’on ne prend pas garde à la réinsertion de ces jeunes, il y a de fortes chances qu’ils aillent à la dérive et choisissent de retourner vers le pays d’accueil qui est aussi pour eux le pays natal. Il ne faut pas non plus oublier ceux nombreux qui revenus depuis quelques années, végètent en Mauritanie même, sans avoir recouvré leurs droits. Dans la vallée, beaucoup de nos compatriotes ‘rapatriés’ en 92, ont encore du mal à retrouver toutes leurs terres de culture…

Il restera ensuite l’épineux problème de la situation des responsabilités. Il est vrai que l’identification des responsables n’est pas une condition sine qua non pour les déportés ; cela reste quand même une revendication importante à laquelle il faut trouver une réponse. Il n’est pas question de soulever des questions qui risquent de compromettre l’unité nationale. Mais il faut dire que toutes les exactions commises à l’époque l’ont été avec la complicité de l’Etat. Soit qu’il les a cautionnées, soit qu’il n’a pas été en mesure de jouer son rôle. Cela revient presque au même. Aujourd’hui ce qu’il faut, c’est que l’Etat (car c’est le même,  même si les hommes à sa tête ont changé) accepte de tout endosser et demande officiellement pardon à ses fils pour ses fils. Le mal est fait. Il ne reste plus qu’à compenser les victimes ou leurs ayant droit. Cette demande officielle de pardon sera plus efficace que l’amnistie unilatérale décidée à l’époque par une chambre ‘mal élue’ et peu représentative de la nation.

 

Djigo Aboubakry (Source: La Tribune n° 361 du 07/08/07)

Les journalistes des radios de Mauritanie en sit-in pour la première fois

Posté par rjtcd dans : Actualités , ajouter un commentaire
les  journalistes  des radios  de  Mauritanie  à Nouakchott,  Nouadhibou, Rosso, Aleg Barkéol,  Foumgleïta  sont  debout  tel  un  seul  homme  en  sit in; et  ceci a la suite  du  passage  a tabac  de  leur collègue  Mohamed  Mahmoud  Ould  Moghdad,  par  les gardes  du premier  ministre   alors  qu’il  accomplissait son  noble  métier  hier  jeudi  16/08/07  au  ministère  de  la  santé. 

Les  journalistes  de  radio  Rosso  ainsi  que ceux du  réseau  des  journalistes  du  Trarza  expriment  leur  indignation  et  leur  refus  total  et irréversible  de  ce  genre  de  comportement  qu’ils  récusent  et  bannissent 

Jumelage SAN Sénart- Rosso: Vingt ans ça se fête

Posté par rjtcd dans : Non classé , ajouter un commentaire

Le syndicat d’agglomérations nouvelles (SAN) de Sénart, banlieue parisienne, est jumelé depuis 1987 aux communes de Rosso (Moissy Cramael), Boutilimitt (Savigny), Mederdra (Lieusaint), Rkiz  (Combs), Keur Massene (Vert-Saint-Denis) et Tiguent (Nandy) pour le Trarza et Bababé pour le Brakna (Cesson) avec un partenariat de coopération entre la commune de Jedrel Mohguene (Trarza) et Évry –Gregy-sur Yerres (commune rurale voisine du SAN).
Pour fêter ce 20è anniversaire dans la convivialité, les communes du SAN ont accueilli, du 17 au 27 juin dernier, des fonctionnaires communaux, des représentants des ONG et de la société civile mais aussi tous les nouveaux maires des communes jumelées sous la houlette du président du SAN et maire de Moissy, Jean Jacques Fournier. Dix jours durant lesquels rien n’a été laissé au hasard.
Tout a commencé par un échange de discours entre Jean Jacques Fournier, président du SAN et Yérim Fassa, maire de Rosso. Ces journées marquées par une ambiance très festive avaient aussi une dimension politique caractérisée par des séances de travail entre les élus sur la fiscalité et le budget des collectivités, mais aussi et surtout cette conférence débat sur la démocratie en Mauritanie animée par le premier conseiller de l’ambassade de Mauritanie en France au cours de laquelle aucun sujet n’était tabou, ainsi que les expériences françaises dans le domaine de la démocratie participative.
C’est à ce titre que Jérome Bourgis, responsable des relations internationales au SAN de Sénart s’est investi sans réserve dans l’organisation de ces journées de travail, mais aussi dans les visites des sites touristiques et culturels de Paris : repas dans la tour Eiffel, promenade dans les bateaux mouches sur la Seine, promenade au centre ville de Paris, matinées flâneuses, concerts classiques, fanfaronnades… bref! Un programme bien garni mais aussi des Français bien disposés à satisfaire leurs hôtes mauritaniens.
La délégation de Rosso a bénéficié d’un accueil particulier réservé par le collectif des amis de Moissy présidé par Florence Berry assistée de Vincent Cangi, Eric Fevre, Cathérine Guy, Patrice Magne, Fabrice et bien d’autres sous le regard vigilant de la directrice du SAN et responsable des relations internationales de Moissy, Mme Line Magne. Ainsi, la délégation Rossossoise a été entourée de tous les égards, ambiance bon enfant, ballades à volonté, visites des écoles, des aires de jeu, projection du film “en attendant le bonheur” du mauritanien Abderrahmane Sissako, concert de l’artiste mauritanien Daby Touré au millénaire de Savigny, expositions photographiques et artisanales, séances de contes sous une tente maure avec des repas de spécialités africaines. Ainsi, du 17 au 27 juin dernier, le SAN de Sénart a accueilli dans l’allégresse pendant 10 jours une délégation mauritanienne d’environ 70 personnes pour célébrer le 20e anniversaire des jumelages des communes du SAN avec celles du Trarza et une du Brakna et c’est la commune de Rosso qui s’est déclarée par la voix de son maire à organiser la fête retour en 2008.
Jiddou Hamoud

En marge de ces festivités Le Calame a rencontré Jean Jacques Fournier, président du SAN de Sénart et maire de Moissy Cramael qui a bien voulu répondre à nos questions.
jeanjacquesfournier.jpg Jean Jacques Fournier, maire de Moissy et président du SAN de Sénart

Le Calame: M. le président, le San est jumelé à plusieurs importantes communes du Trarza et à une autre du Brakna en Mauritanie, pouvez vous nous expliquer un peu les raisons qui ont motivé ces jumelages?
Jean Jacques Fournier :
Écoutez, il y a maintenant 20 ans, nous venions de créer la ville nouvelle et la ville nouvelle a pour objet d’aménager le territoire et donc nous avons mis en place des équipes avec des ingénieurs, des urbanistes et on s’est dit que finalement nous avons des amis en Afrique qui ont les mêmes problèmes que nous qui sont des problèmes d’aménagements de territoires et on s’est dit que ce serait intéressant d’avoir une collaboration avec un pays d’Afrique, une région d’Afrique pour que nos ingénieurs, nos urbanistes et éventuellement nos élus puissent échanger avec les mauritaniens pour voir comment aménager le territoire et éventuellement leur faire profiter de notre expérience. Une ville nouvelle qui a des projets d’aménagements avec un pays en plein développement, c’était ça l’idée au départ.
Le Calame : M. le Président, le SAN contribue certes au développement du Trarza, mais en contrepartie qu’est qu’il attend?
Jean Jacques Fournier :
Vous savez, je crois qu’on a beaucoup à apprendre de l’Afrique. C’est vrai qu’aujourd’hui, on vit dans un monde très inégalitaire. Nous, nous avons la chance d’être en Europe de l’Ouest avec un niveau de vie important; on se rend compte qu’effectivement l’Afrique est en plein développement et je dois dire que c’est important pour nous de comprendre quelles sont les attentes de ces populations. On voit que certains sont tentés, au péril de leur de leur vie, de rejoindre l’Europe, on pense que ce n’est pas la bonne solution et qu’il faut tout faire pour que chacun puisse être heureux de vivre chez lui. Donc, cette coopération, c’est aussi permettre à chacun de trouver son équilibre dans son pays. C’est cela qui nous paraît intéressant.

Le Calame : Quelles sont les leçons que vous en avez tirées de vingt ans de jumelage?
Jean Jacques Fournier:
Les leçons sont nombreuses, c’est vrai que nous avons la même langue mais nous avons des cultures, des traditions, des religions qui sont différentes: la France est un pays laïc alors que la Mauritanie un pays islamique. Je crois que la première chose est que ces jumelages nous ont permis de mieux nous comprendre, de savoir qu’on est à un niveau de développement différent mais il ne faut pas qu’on essaye de transposer ce qui existe en France en Mauritanie, ce n’est pas possible. On a beaucoup appris d’humilité d’être à l’écoute des problèmes de la population mauritanienne, de comprendre comment la population mauritanienne voit son avenir et de voir comment on peut éventuellement les accompagner. Je dois dire que je suis très heureux de voir que la Mauritanie est l’un des rares pays d’Afrique où il y a eu un véritable progrès de démocratie. L’élection des conseils municipaux nous a permis d’avoir des interlocuteurs, des maires, des conseils municipaux qui reflètent la volonté populaire des Mauritaniens. L’enseignement de ces 20 ans c’est de dire que chacun fasse l’effort de mieux comprendre l’autre. C’est vrai qu’en Mauritanie, il y a des hommes, des femmes qui ont le souci d’améliorer le niveau de vie des populations, de faciliter l’accès à la santé, à l’éducation… C’est vrai que nous avons la chance d’avoir une expérience importante et de l’échanger. Je crois qu’il peut y avoir des effets très positifs pour les populations d’Afrique.

Le Calame : M. Fournier, vous êtes le président du SAN de Sénart mais aussi le maire de Moissy Cramael, une ville jumelée à Rosso, avez-vous un message à l’endroit de Rosso et des Rossossois?
Jean Jacques Fournier :
Oui, j’avoue que quand je vais à Rosso, je vois une ville qui a une histoire et un patrimoine. C’était une petite ville et j’ai le sentiment que la sécheresse a fait que beaucoup de populations nomades sont venus vivre dans les villes notamment à Rosso. La population de Rosso a beaucoup augmenté. Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Je pense notamment au quartier de Satara et je dirais qu’une de nos préoccupations est de voir comment aider Rosso à faire en sorte que ses habitants qui se trouvent à Satara dans des conditions de vie parfois difficiles puissent finalement bien vivre. Et cela est un vrai challenge et je dirais que c’est un challenge qui nous intéresse.

Propos recueillis par Jiddou Hamoud à Moissy Cramael  (source: Le Calame du 05/07/07)

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