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Patrimoine en péril 29 juillet, 2007

Posté par rjtcd dans : patrimoine , ajouter un commentaire

ge.jpg Ce bâtiment qui fut le Gïte d’étape, puis le Bar René a eu une singulière destinée. Il était habité jusqu’en mai 2007 par un érudit, l’Imam de la mosquée principale du quartier Escale de Rosso. Les livres de Coran et autres livres d’exégèse étaient rangés à l’endroit même ou des boissons prohibées trônaient avant.

Mais le vénérable Imam a été contraint de démenager parce ce morceau du patrimoine architectural de Rosso a été démoli le 3 juin 2007 pour laisser la place à un logement au profit de la compagnie de gendarmerie.

Dommage. Le maire de la commune qui nous avait accordé une interview à la même période se plaignait des modifications apportées au premier lycée de Rosso. Un lycée qui a formé non seulement la première élite mauritanienne mais encore bien des cadres de la sous région.

De A à Z 26 juillet, 2007

Posté par rjtcd dans : chronique , ajouter un commentaire

 

D comme despotisme. A un moment de l’histoire le despotisme fut une forme de gouvernement. Quand il était éclairé, les objectifs des souverains justifiaient les méthodes peu orthodoxes de conduire l’Etat mais c’était au moins pour le bien de tous les citoyens même s’ils ne s’en apercevaient pas dans l’immédiat. Mais le despotisme peut aussi être un despotisme pour rien. Un despotisme au service d’une classe qui exploite la grande majorité de la population. Ce despotisme là est mauvais. Nous en savons quelque chose pour l’avoir connu sous nos cieux.

D comme dérive. Des dérives aussi, nous en avons connus pendant deux décennies au moins. Deux décennies de tâtonnement et de pilotage à vue comme le disent certains. Avec un Etat délabré au service d’une classe de prébendiers qui tirait les ficelles et faisait endosser tous les problèmes au chef. De dérives en dérives l’Etat a fini par tourner en rond jusqu’à tomber comme un fruit pourri.

D comme démocratie. C’est-à-dire le gouvernement du peuple par le peuple. Après une transition menée de main de maître par la junte du 3 août nous entrons de plein pied dans l’ère de la démocratie. C’est tellement beau qu’il ne faudrait pas que le rêve s’arrête en si bon chemin. Il est temps maintenant de nous mettre au travail pour rattraper – ou essayer de rattraper – tout le temps perdu. Mais comme l’a si bien dit quelqu’un, nous sommes allés tellement loin dans le mauvais chemin qu’il serait extrêmement difficile de revenir sur nos pas. Cela n’empêchera pas d’essayer. Car ‘il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre…’

D.A.

 

Rosso ville oubliée ou quand l’administration est en panne

Posté par rjtcd dans : Reportage , ajouter un commentaire

chateaudeau.jpg ecole.jpg

Capitale régionale au passé colonial riche, Ross o sombre de plus en plus dans la profonde léthargie qui caractérise la plupart des villes de l’intérieur. Le service public est pratiquement inexistant et chaque jour que Dieu fait la ville se dégrade un peu plus dans l’indifférence des autorités et des habitants. Seul le débarcadère, lieu de tous les trafics grouille d’activité.
Comme la plupart des capitales régionales, Rosso s’illustre par une léthargie profonde tout au moins au niveau des services publics. De manière générale les services régionaux fonctionnent au ralenti ce qui compromet gravement tout développement économique harmonieux du pays. Des centaines de fonctionnaires de l’Etat  qui devaient constituer le fer de lance d’une société en perpétuelle mutation, s’installant dans une routine abrutissante sombrent lentement mais sûrement dans le désoeuvrement total et deviennent- par le fait du système- plus une charge pour l’Etat et les contribuables qu’un relais et une élite apte à accompagner la promotion sociale.    

Par D. Aboubakry

Une puissante d’inertie pèse sur ceux qui devaient constituer la force vive de la Nation et pratiquement toute l’administration est grippée.  La plupart des responsables préférant à défaut de résider à Nouakchott où “tout ce passe” s’y rendre le plus souvent possible laissant leur poste vacant avec les conséquences qui en découlent.

Locaux inadéquats.
A l’image de l’inspection régionale du travail, les locaux ne constituent pas toujours un cadre idéal pour le travail. L’inspection régionale est abritée dans la vieille bâtisse de la préfecture où elle occupe une pièce étroite à l’étage au bout de l’aile sud. Une sombre pièce flanquée d’un débarras qui sert parfois de salon pour le thé. Le bureau est équipé d’un mobilier digne d’un musée : une vielle table en fer, une vielle chaise et une armoire métallique rouillée qui se ferme à l’aide d’une chaîne non moins rouillée et d’un cadenas à quatre sous acheté dans quelque boutique. C’est dans cette armoire des temps anciens que sont rangés les rares dossiers dans des caisses en carton ramassés quelque part. Même pas une vieille machine à écrire. Pour les correspondances, l’inspecteur doit s’adresser à un secrétariat public ou voir un établissement plus nanti…Un dénuement complet qui a été constaté il n’y pas si longtemps par la ministre de la fonction publique du travail et de l’emploi lors d’une visite à Rosso. Une visite qui a été l’occasion de promesses (bien entendu) pour la forme… Le personnel se réduit à un inspecteur secondé par un agent…Un personnel peu motivé dont il ne faut pas espérer qu’il fasse des miracles à partir de rien…
La caisse nationale de sécurité sociale qui dépend également du ministère de la fonction publique est installée presque en face de la préfecture dans un local conventionné. Un local qui pour être loué à cinquante mille ouguiya  n’en est pas pour autant fonctionnel. Du reste une partie du bâtiment qui comprenait la loge du gardien et le service des archives est hors d’usage avec un plafond effondré dans une pièce et qui va l’être incessamment dans les deux autres. Le bâtiment principal en bon état abrite les employés de la boîte. Des employés qui utilisent encore le mobilier venu de Nouakchott au moment de la création de l’agence de Rosso : de vieux bureaux et des armoires métalliques usées par le temps et une vieille machine à écrire Olivetti avec un ruban sans couleurs….
Le service de l’hydraulique situé à l’est de la SNDE, ancienne SONELEC ressemble plus à un endroit abandonné qu’à un bureau. Nombreux sont les Rossossois qui passent chaque jour devant cette bâtisse coloniale délabrée en permanence squattée par des animaux en divagation, sans savoir que le service de l’hydraulique comme en témoigne sur la grille, une inscription presque effacée par le temps fonctionne encore… en théorie. En théorie seulement car le chef de service complètement désoeuvré est souvent introuvable.

Désoeuvrement
L’inspection régionale de la jeunesse n’est pas mieux lotie. L’inspecteur n’ayant plus de bureau s’est installé depuis quelques années dans les locaux de la vieille Maison des jeunes. Une maison  presque en ruine malgré le coup de peinture – le premier depuis vingt ans – donné cette année et selon certains, sur l’insistance du wali. La Maison des jeunes qui date des années 60 offre l’exemple le plus concret du désoeuvrement : le personnel qui la fréquente, pour ne pas dire qui y travaille, comprend outre l’inspecteur régional, un commissaire de la jeunesse (adjoint du directeur de la Maison des jeunes – inconnu à Rosso), un agent, une secrétaire et d’un ancien gardien retraité qui sert de planton. L’activité principale de ce personnel consiste à venir prendre place dans la salle de spectacle ou dans la cour sous les arbres selon le temps qu’il fait, et à causer de tout et de rien jusqu’à l’ennui autour d’un thé – s’il y en a – pour « tuer le temps ». Faute de machine et de travail à accomplir, la secrétaire apporte dans une glacière des rafraîchissements qui font le bonheur des petits écoliers des établissements Mairie A et Mairie B, qui se trouvent en face. De temps en temps, une connaissance qui passe s’arrête pour faire un brin de causette avec le groupe…
Le service traditionnellement chargé du contrôle des prix et qui s’occupe aujourd’hui de la qualité des produits et de l’approvisionnement est littéralement inexistant. Outre l’inspecteur, il y a un agent sur place. Un deuxième agent est certes dans le Trarza  mais il s’est installé à … Boutilimit où il gère en toute quiétude son restaurant.. En théorie et chaque semaine, l’inspecteur et son agent établissent la mercuriale (liste des prix moyens des denrées sur le marché) qu’ils communiquent au préfet mais faute de moyens, aucune copie n’est conservée au service et du reste personne n’a remplacé la secrétaire décédée il y a quelques années… Quant à la recherche des denrées périmées, de leur destruction et des sanctions éventuelles contre les responsables, l’inspection n’a pas les moyens de s’en acquitter, le commissaire ayant semble-t-il décidé de retirer le policier qui avait été affecté auprès d’elle pour l’assister dans sa mission de contrôle…

Vétusté
La station de météo située à N’Diourbel, le quartier Est de Rosso est logée à la même enseigne. Le service qui date des années cinquante fonctionne toujours avec le même matériel. L’actuel chef de station confie que la vieille chaise et la vieille table qui constituent l’essentiel du mobilier de son bureau, il les y a trouvées il y a 25 ans. Les instruments de mesure ne marchent plus convenablement. Les thermomètres, les baromètres, les thermographes, les barographes, les instruments de mesure de l’humidité ne sont plus fiables. Il faut parfois les secouer pour en tirer quelque chose… “Tout est approximatif, on se débrouille comme on peut. On fait de l’extrapolation en fait”. . . La girouette et l’anémomètre ne fonctionnent plus et le mât est tombé. L’évaporation n’est plus mesurée car non seulement la cour n’est pas clôturée pour protéger la cuve contre les animaux en divagation mais il y a un dispositif qui lui manque. La SAM (Société des Aéroports de Mauritanie) dont relève la station ne semble pas se préoccuper des conditions météorologiques. La station n’a plus d’équipement radio et les relevés parviennent à Nouakchott depuis belle lurette par l’intermédiaire de la brigade de gendarmerie.
La délégation régionale du développement rural n’échappe pas à la règle. Le bâtiment est encore neuf, mais hormis les deux projets qu’il abrite, en l’occurrence le PADEL (Projet de Gestion des Parcours d’Elevage) et le PDRC (Programme de Développement Rural Communautaire) on ne peut pas dire qu’on y abat un travail considérable. Le délégué qui un moment était cumulativement directeur du CNRADA basé à Kaédi, n’ayant pas le don d’ubiquité ne passait à Rosso qu’en de rares occasions comme l’ouverture d’un séminaire ou alors,  comme disent les employés “quand le budget” est là.  A la délégation seuls le gardien qui a toujours un chapelet à la main et le planton sont  rarement désoeuvrés : à longueur de journée ils s’occupent à faire un thé commandé pour quelques visiteurs ou à entretenir un jardin potager. A coté de la délégation, comme des lézards qui se chauffent au soleil, de nombreux engins et autres véhicules mis sur cale pourrissent avec les ans. Certains de ces véhicules n’ont presque jamais fonctionné, les pièces essentielles ont pourtant fini par disparaître dans l’impunité totale de ceux qui avaient à les gérer.… 
A Pourié l’ancien périmètre chinois comme à la Sonader, les choses ne vont guère mieux. Deux ou trois personnes reconnues pour leur régularité au travail sont toujours présentes, hivernage comme saison sèche, mais  n’ayant aucune responsabilité particulière elles continuent à être sous employées voire marginalisées par des directeurs absentéistes….
Depuis la secousse du 03 août, le receveur de la Poste, naguère connu pour son absentéisme notoire, fait de timides apparitions et tient compagnie à son brave agent. Pour autant le bureau régional de Mauripost ne draine pas beaucoup de monde et  ne brille pas par son dynamisme.
L’Inspection départementale de l’enseignement n’est pas différente des autres services publics de la ville. Abritée dans une partie de ce qui fut dans les années cinquante le logement du directeur de l’école primaire publique de Rosso  elle compte une demi douzaine d’inspecteurs et quelques instituteurs détachés là par hasard, un personnel très à l’étroit dans l’unique pièce équipée seulement de trois bureaux, d’une sorte d’armoire et d’une moquette.
La toute nouvelle Maison du livre inaugurée il y a moins d’une année, n’accueille guère que quelques lecteurs par jour ce qui ne donne pas beaucoup de travail à son personnel au statut ambigu.
Quand à la Commune elle mériterait d’être dissoute pour inutilité publique. Il faudrait peut-être en plus plonger un symbole du conseil municipal (une borne ou une plaque) pendant 19 ans au moins dans les eaux sales du canal pour sanctionner les 19 ans d’inertie de l’ancienne équipe dirigeante. (Les choses ont heureusement changé depuis l’élection d’un nouveau maire).
La préfecture délabrée et la wilaya  n’échappent pas au climat de morosité générale. La préfecture avec son toit en tuile et son plafonnage en ruine a besoin d’un véritable lifting. Pour cela il faudrait des initiatives qu’on ne peut pas attendre de ceux qui  – jusqu’en juillet 2005 tout au moins – ne ‘parlaient pas’ à la presse indépendante…Quant au siège de l’exécutif régional, la première chose à déplorer c’est peut être le « dircab » inamovible et incontournable qui « contrôle » beaucoup de dossiers dont celui des logements administratifs et conventionnés et qui semble induire en erreur nombre de responsables.
Les exemples de dysfonctionnement sont nombreux. Un seul coin de Rosso échappe à la règle générale et se distingue par son dynamisme : c’est le débarcadère qui grouille d’activité. Mais là c’est la chasse gardée des trafiquants peu scrupuleux et de quelques flics entreprenants ; ceux qui roulent en  Merco…et  ont accumulé (Dieu seul sait comment) des fortunes sans commune mesure avec les revenus du fonctionnaire modèle….

De A à Z 24 juillet, 2007

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E comme enthousiasme. L’enthousiasme c’est l’admiration passionnée, l’exaltation joyeuse. C’est ce qui est arrivé à la plupart d’entre nous depuis près de deux ans. Tout d’un coup l’avenir sombre s’est éclairci et on s’est remis à espérer.

 E comme Espoir. Après toutes ces années de dérives l’espoir est donc revenu et avec lui les rêves. Rêve d’une Mauritanie juste, d’une Mauritanie unie et prospère où tous se mettraient au travail pour apporter chacun sa pierre à l’édification de la nation. Pourvu que cet espoir ne soit pas déçu.

E comme efforts. Les chantiers qui attendent sont nombreux et il faudra compter sur les efforts de tous ;  il est en effet grand temps que tous se retroussent les manches pour mettre la main à la pâte. Sans cela point de salut.

E comme école. L’école mauritanienne est malade. Très gravement malade. A tel point qu’un professeur suggérait il y a quelques années, de détruire toutes les écoles, de renvoyer tous les élèves et tous les enseignants pour démarrer sur de nouvelles bases. Un autre – moins extrémiste celui-là -   pense qu’il faut organiser un test pour tous les enseignants et à l’issue de ce test recycler ceux d’entre eux qui seraient récupérables. Le problème ce sera de trouver ceux qui vont organiser le test et ceux qui vont assurer le recyclage. Car après tant d’errance, le chemin du retour est perdu depuis très longtemps.

E comme états généraux. C’est certainement ce qu’il faut dans le secteur de l’éducation pour sauver les générations futures. Des états généraux pour examiner la question de fond en comble et prendre les mesures adéquates pour éviter le chaos en assurant une relève.

                             Tabane (aboubakry_d@yahoo.fr)

De A à Z

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C comme coq à l’âne. Il faut dire que c’est le style favori des journalistes mal inspirés à moins que ce ne soit une manière de ‘chasser sa poule en disant ce que l’on veut’ comme le dit l’adage Wolof.  Passer du coq à l’âne est en tout cas un sport très répandu  et il y a des moments où il est difficile de s’en priver.

C comme courbettes. Certaines de nos autorités sont tellement habituées aux courbettes des subalternes et autres parasites qui gravitent autour d’elles, qu’elles en viennent à ignorer tous ceux qui par principe ne veulent pas s’abaisser pour quelque raison que ce soit. Au risque de ne jamais ‘avancer’. C’est souvent le prix à payer si on veut garder un tant soit peu de dignité. Pour les ‘têtes brûlées’ le choix est vite fait.

C comme corruption. La corruption, sport favori de nombre de mauritaniens est-elle prête à disparaître sous nos cieux ? Rien n’est moins sûr surtout quand on constate la flambée des prix qui appauvrit chaque jour les citoyens dont le pouvoir d’achat ne cesse de dégringoler vertigineusement. Personne n’est à l’abri d’une petite ‘motivation’ qui en même temps qu’elle accélère les procédures pour le corrupteur, donne du répit au corrompu. La pratique des dessous de tables risque d’avoir de longs jours même sous
la III ème  République.

 C comme clochards. Ils sont nombreux les clochards de
la République. On les rencontre dans toutes les catégories socio professionnelles et surtout dans la classe des enseignants au sens large. Deux décennies de laisser aller ont eu pour résultat l’accentuation de la clochardisation des fonctionnaires devenus pour la plupart des champions de la débrouille. Il faut bien vivre après tout. Pour s’en convaincre il faut suivre ces bourreaux du travail qui vont jusqu’à 15 heures de cours par jour. Ils passent d’une école à l’autre se contentant souvent comme unique repas d’un morceau de pain et d’un carton de lait pris furtivement dans un coin de l’école, généralement le bureau du directeur des études….

C comme comprendre. Au fait qu’avez- vous compris de tout ce discours incohérent ? Rien du tout ? Ce n’est pas grave ; le but de ce coq à l’âne était plutôt de vous distraire au propre et au figuré.   

                                                                                   Tabane      aboubakry_d@yahoo.fr

Rosso : La croix et la bannière pour passer la frontière 23 juillet, 2007

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passagersbac.jpg Passagers dans le bac       embarcadere.jpg Une vue de l’embarcadère

 

A.B. a quitté Nouakchott vendredi pour se rendre à Dakar. Conformément aux accords signés en 92 lors de la réconciliation entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut entre autres, se munir de 50 euros que l’on se procure dans un bureau de change agréé. A.B. le sait et prend soin de se procurer ses devises à Nouakchott même, car il compte voyager très tôt et il n’ignore pas que très souvent à Rosso les voyageurs désireux de se rendre au Sénégal perdent un temps fou parce  que les bureaux locaux n’ont pas de devises.
8 heures : A.B. est à la grande porte de l’embarcadère. Un flic très sévère est de service ce matin là. Il empêche systématiquement les passagers d’emprunter cette porte théoriquement réservée aux véhicules depuis qu’un passage pour les piétons est ouvert vers l’est. Un petit bâtiment qui aurait coûté pas moins de douze millions d’ouguiyas. Pourtant de temps à autre le flic très sévère et très consciencieux laisse passer des piétons. Notre voyageur fulmine et décide d’aller vers le passage pour piétons. Il rencontre un policier qu’il connaît très bien. Mais ce dernier lui dit que son collègue de service est intraitable. Il aurait pu le faire entrer si c’était un autre mais avec celui là rien à tirer.
Passage piéton. Le percepteur se précipite pour faire payer les taxes. 50 UM pour les passagers et 20 UM par sac. Un flic demande à A.B. ses papiers. Il exhibe sa pièce d’identité, son carnet de vaccination qu’il vient d’acheter dans la rue et qu’il a lui-même rempli, et ses devises.
‘Ce n’est pas valable. Nous avons des instructions. Il faut faire le change dans les bureaux de Rosso. Vous devez revendre vos devises et en acheter ici. Vous perdrez environ 4000 UM dans la transaction’.
Retour à la grande porte. A.B. rencontre un trafiquant qui tient dans ses mains un paquet de carnets de vaccination dûment signés. Ce dernier lui demande 500 UM et se dirige avec lui vers le policier rigoureux. Il glisse l’argent discrètement dans la main de notre flic sans reproches qui ouvre la porte toute grande et laisse A.B. entrer.
Dans l’espace de l’embarcadère le va-et-vient est incessant. Les sénégalais dès qu’ils arrivent doivent remettre leur pièce d’identité au comité d’accueil (des policiers). Ils ne récupéreront ces papiers que sur présentation du document attestant qu’ils ont changé leurs devises. Avant d’aller au bureau de change il faut passer par la douane qui leur prend 500 UM et leur remet un bout de papier. Au bureau de change, les 50 euros sont achetés à 14 000 UM (le cours officiel).  Ils seront revendus aux mauritaniens en partance pour le Sénégal à 17 500, voire 18 000 UM (toujours le cours officiel). Bénéfice assuré. Muni du papier délivré par le bureau de change, le sénégalais récupère sa pièce d’identité moyennant la somme de 1000 UM (le double en dehors des heures officielles de travail).
De l’autre côté du fleuve, les mauritaniens sont soumis à la même arnaque. Quand on est en règle, on paye 2000 F Cfa avant de sortir de l’embarcadère. Il faut également s’acquitter de la taxe municipale. Les Sénégalais toutefois n’obligent pas les  Mauritaniens à changer leurs devises.
Finalement, traverser la frontière, c’est la croix et la bannière. Pour cette raison beaucoup de voyageurs préfèrent faire des détours parfois très longs pour chercher des points de passage plus tranquilles.  Il y a lieu de la part des autorités de rappeler les policiers et autres douaniers à l’ordre pour assurer aux citoyens le droit de circuler en toute sécurité et en toute liberté.

Djigo Aboubakry

Rosso: Métamorphose d’une commune 19 juillet, 2007

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communealoeuvre.jpg enlèvement des ordures

djigo.jpg Par Djigo Aboubakry

Moins de six mois après son élection le Pr. Fassa est en action. Il s’est attaqué résolument au problème de l’assainissement de la ville dont le visage est entrain de changer. Rosso connaît une véritable métamorphose et les visiteurs qui connaissaient la ville ont du mal à la reconnaître. Sites de transit pour les ordures, poubelles, remblaiement des axes, des actions concrètes qui ne demandent pas nécessairement pour leur réalisation, des sommes colossales mais des actions pour lesquelles il faut un minimum de cœur, un minimum d’imagination et un minimum de dynamisme. Le nouveau maire a du cœur, il a de l’imagination et il est dynamique. 

En collaboration avec plusieurs ONG locales, la commune a défini une politique de collecte des ordures qui donne déjà des résultats positifs. Des sites de transit ont été définis par les populations et la commune a construit des édifices pour la collecte des ordures. Plusieurs dizaines de dépôts d’ordures aux couleurs de la commune (comme pour tous les véhicules de la mairie) sont éparpillés dans tous les quartiers de la ville. Les camions de la commune passent régulièrement pour l’enlèvement de ces ordures qui sont déposées à la décharge publique aménagée au nord de la ville. Les équipes de balayage se relaient et il est devenu banal de les voir à l’œuvre  en pleine nuit notamment autour des marchés. Les rossossois disent en plaisantant que les seuls qui ne voteront pas pour le maire à la prochaine élection sont les balayeurs qui ne se reposent plus…

Depuis quelques semaines les travaux sur le canal d’évacuation des eaux ont commencé. Un engin de la commune a d’abord curé toute la partie du canal qui sépare le quartier Médina de Sattara pour s’attaquer ensuite sur la partie du canal qui pénètre dans le quartier de Sattara. Une partie où à plusieurs endroits des riverains avaient tout simplement enterré le canal pour éviter les eaux sales et les ordures. A Sattara la couverture du canal a commencé. Le maire que nous avons rencontré récemment a cependant reconnu que ces travaux sur le canal ont accusé du retard ; c’est pourquoi, pour parer au plus pressé, il a décidé de remblayer tous les axes habituellement transformés en véritables fleuves pour permettre une circulation correcte durant l’hivernage. D’ores et déjà on peut voir les tas de sable disposés sur les axes principaux en attendant que les engins de la commune viennent niveler le tout. Le maire de Rosso tient à ce que les habitants de Sattara n’aient pas à déménager cette année. Il a déjà ficelé en partenariat avec le PAM un programme de distribution de vivres aux nécessiteux durant la période de soudure.

Sur l’avenue principale des poubelles ont été installées notamment devant les commerces pour permettre aux populations de jeter leurs ordures sans salir la voie publique.

L’objectif principal de cette première année rappelle le maire, c’est l’assainissement de Sattara d’abord puis de toute la ville. Ensuite il s’attellera à sensibiliser les habitants pour qu’ils s’acquittent spontanément des taxes municipales pour donner à la commune les moyens de sa politique. Le maire s’attaquera ensuite à d’autres chantiers comme la construction d’un nouvel hôpital régional avec la coopération espagnole, le bitumage de routes pour désenclaver les différentes localités de la commune (Breun, Dieuk, Tounguène, Garack, Keur Madiké, Goueïbina, etc.). Il compte également organiser très prochainement un forum international qui se penchera sur la problématique du développement de la ville de Rosso après le pont. Il tient aussi à mettre en place un crédit municipal destiné essentiellement aux femmes et aux jeunes pour les aider à financer des microprojets. Au niveau de Rosso un ambitieux projet de valoriser la rive avec une corniche qui ira de l’Escale à Ndiourbel contribuera à changer radicalement le visage de la ville qui jusque là tourne le dos au fleuve…

Le maire pourra-t-il tenir ses promesses ? Ses ambitions on le voit sont très grandes mais avec son dynamisme et au vu de ses réalisations après seulement six mois d’exercice, on est en droit d’espérer. Mais comme l’a fait remarquer un observateur, si le programme annoncé par le maire n’était réalisé qu’à 20 ou 30 %, les rossossois s’estimeront heureux après le non bilan de son prédécesseur qui après 21 ans à la tête de la commune (un record !) n’aura laissé que le souvenir de quelques bourdes et la réputation de la ville la plus sale du monde.

Rosso: Le maire fait la leçon au D.R de la jeunesse.

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La clôture de la semaine de sensibilisation contre la drogue à Rosso a été marquée par un match de football qui opposait au stade Ramdane de Rosso, l’équipe de Médine à Chebab, une équipe de Sattara. A l’issue des 90 minutes les deux formations étaient à égalité (0 à 0) et il a fallu aller aux tirs au but pour départager les deux équipes. La première série s’est soldée par un nul, chacune des équipes ayant marqué trois buts. C’est lors de la deuxième série que Médine a pris le dessus.

Après la remise d’un prix aux arbitres, le délégué régional de la jeunesse a invité le maire à remettre le deuxième prix à l’équipe de Chebab. Il prévoyait de faire remettre le premier prix par le sénateur Mohsen. Mais c’était sans compter sur la rigueur toute militaire du maire qui s’est vivement emporté – à juste titre – devant ce qui apparaissait comme un crime de lèse-majesté : « Le maire ne remet pas le deuxième prix. Nous sommes dans la commune de Rosso et ce n’est pas la commune d’un député ou d’un sénateur. Le maire remet le premier prix. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles ! Le protocole ça s’apprend ! » a martelé le maire. Finalement il remettra le premier prix à l’équipe de Médine en insistant dans son allocution sur le fait que la lutte contre la drogue commençait par la lutte contre le tabac.

Finalement, le deuxième prix sera remis par M. Rachid, le délégué régional de la jeunesse, qui prendra  soin de soutirer une partie de l’argent qui était dans l’enveloppe. Un geste rapide qui n’a pas échappé aux correspondants de presse qui se trouvaient à côté. Ce qui justifie la colère des jeunes de Sattara à qui on avait laissé entendre que les deux équipes recevraient le même montant.

 (Source: D.A., La Tribune)

Rosso:Sortie de la promotion Feu garde Tall Jibril

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Le Centre d’Instruction de

la Garde Nationale a accueilli M. Yall Zakaria, ministre de l’Intérieur le lundi 28 mai lors de la sortie de la 82ème promotion de sous officiers et de gardes. Très tôt le matin dans l’enceinte du CIGN (Centre d’Instruction de

la Garde Nationale) une brigade d’instructeurs et six brigades de gardes étaient disposées à côté de la musique et du drapeau pour les besoins de la cérémonie. Plusieurs airs ont été impeccablement exécutés dont Kawiyal Jelal, l’hymne de la garde, Seynaa Musoo, Lbleyda, Mourabitoun par la fanfare dans sa tenue bleue marine avec bandes dorées sous l’oeil vigilant du maestro le colonel Sougoufara. Un véritable régal.

Après l’arrivée du ministre, il y eu la revue des troupes, la levée des couleurs, la remise des médailles aux majors de la promotion puis le discours du commandant du CIGN et celui du ministre. Par la suite il y a eu une démonstration de maintien de l’ordre avant un défilé devant le CIGN avant l’inauguration par les autorités du GR 5 (Groupement Régional de la garde complètement rénové. Dans son discours le colonel Omar Ould Beïbacar commandant du CIGN a fait l’historique du centre, rappelant que 84 promotions en sont sorties dont deux au profit de la police nationale ce qui fait environ 9600 stagiaires. Le CIGN a également organisé 39stages de gradés (10 de brigadiers, 14 de brigadiers chef, 8 d’adjudants et 7 d’adjudants chef). Le colonel Omar Ould Beïbacar a également précisé que le centenaire de la garde nationale sera célébré dans cinq ans le 30 mai 2012. C’est dire l’ancienneté de l’institution en Mauritanie. Pour mémoire il faut signaler que le premier goumier recruté fut un Soninké du Guidimaka recruté en 1904, c’est-à-dire  8 ans avant la création du corps de la garde nationale en Mauritanie.

Le ministre de l’intérieur, M. Yall Zakaria quant à lui invitera les officiers et gardes de la promotion à redoubler de vigilance et d’effort pour s’acquitter au mieux de leur rôle dans la sécurité des citoyens et de leurs biens, condition nécessaire pour le développement. Il souhaitera aux sous officiers et aux gardes une carrière plus longue mais aussi exaltante que celle de leur parrain, feu Tall Jibril tombé le 2 décembre 1977 à Boulenouar en défendant la patrie après seulement 29 mois de carrière. M. Yall Zakaria félicitera l’ensemble du personnel du CIGN pour tous les efforts consentis pour la formation de la promotion Tall Jibril.

Notons que la cérémonie de sortie de promotion s’est déroulée en présence du Chef d’Etat Major de
la Garde, le colonel Sogho Abdoulaye, du Wali de Rosso et des ses adjoints, des Hakem des différentes moughatas de la wilaya, des colonels commandant du GR et du CFTAN et de plusieurs officiers supérieurs et attachés militaires (Maroc, Tunisie, Sénégal, France) et de nombreuses personalités.

 

 (Source: Djigo Aboubakry, La Tribune)

Reseau des journalistes du trarza (RJT-CD)

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Réseau des Journalistes du Trarza pour
la Consolidation de
La Démocratie (RJT-CD). 

Objectifs : Contribuer à la promotion de la democratie 

Le réseau des Journalistes du Trarza a été créé par des correspondants locaux opérant au Trarza et des journalistes de la radio. Son objectif est notamment de :  1.Contribuer au renforcement de la démocratie2.Informer les populations sur leurs droits et devoirs ; 3.Interpeller les acteurs politiques sur les questions qui préoccupent les citoyens. 

Activites 

Depuis sa création en novembre 2006 le réseau s’est impliqué dans la campagne électorales des législatives et municipales en organisant notamment un débat avec les candidats à la mairie de Rosso en présence des représentants de
la Commission Electorale Régionale Indépendante (CERI) et des observateurs de l’UE. Le RJT-CD a rencontré la plupart des candidats à la présidentielle de mars 2007 pour un entretien autour des questions d’actualité comme les relations avec Israël, le passif humanitaire, l’esclavage, etc. 

membres du RJT-cd 

1.Jiddou Ould Hamoud (Le Calame).6444959 

2.Djigo Aboubakry (La Tribune) 6440073 

3.Abdallahi Ould Abdel Moumine (Radio Femmes et Développement, Rosso) 

4.Wane Aboubakrine (L’Eveil Hebdo) 6888079  5.N’Diaye Amadou Abdoul (Tahalil Hebdo) 6773814 

6.Housseïn Ould M’Bareck Diarra (Nouakchott Info) 6471164 

7.Mohameden Ould Mamoune (Radio Femmes et Développement, Rosso) 6531971 

8.Mohamedou Ould Abderahmane (Radio Citoyenne) 6450127 

rjtcd@yahoo.fr 


 

PROJETS 

·    Publier une revue bimensuelle locale ·    Créer un site web pour une meilleure visibilité du réseau ·    Vulgariser la Constitution pour amener les citoyens À s’en approprier 

·    Ouverture d’une radio de proximité pour rapprocher les communautés 

·    Vulgariser les droits de l’homme, des enfants et des femmes ·    Vulgariser les notions de base du développement économique et social 

·    Vulgariser les notions de protection de l’environne-ment ;  ·    Organiser à chaque occasion des conférences en rapport avec l’événement  (journée de
la presse, de l’environne-ment, etc) 

 ·    Sensibiliser la jeunesse sur le danger de l’émigration clandestine

 ·    Valoriser le patrimoine culturel 

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